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2 novembre 2022

L’avocat Newton Louis St Juste demande au New York Times d’enquêter sur les motivations de sa journaliste Maria Abi-Habib suite à ses articles sur l’Assassinat de l’ancien Président Jovenel Moïse

Dans une lettre adressée ce lundi 27 décembre 2021 au Rédacteur en chef du New York Times, le journaliste Dean Baquet,  l’avocat Newton Louis St Juste a demandé au journal américain d’enquêter en profondeur sur les véritables motivations de la journaliste Habib et de vérifier pleinement ses sources suite à publication des articles ‘‘Il protégeait le président tué d’Haïti.

L’avocat Newton Louis St Juste demande au New York Times d’enquêter sur les motivations de sa journaliste Maria Abi-Habib suite à ses articles sur l’Assassinat de l’ancien Président Jovenel Moïse

Et il est la cible d’une enquête sur la drogue’’ (He Guarded Haiti’s Slain Président. And He’s the Target of a Drug Inquiry) publié en date du 21 aout 2021 et  »Le Président  haïtien tenait une liste de trafiquants de drogue. Ses assassins étaient venus la chercher’’ (Haiti’s Leader Kept a List of Drug Traffickers.  His assassins came for it) publié en date du 12 décembre 2021 sur l’assassinat du Président Jovenel Moïse.

Dans cette lettre fleuve écrite en anglais l’avocat considère que ces deux articles participent d’un vaste plan de diversion visant à cacher la vérité sur l’assassinat de l’ancien Président Jovenel Moïse, plan a débuté avec le reportage du Media colombien Noticias Caracol le 14 juillet 2021 qui pointait du doigt  l’ancien Premier Ministre a.i et Ministre des Affaires Etrangères, Claude Joseph comme le principal suspect dans l’assassinat de Jovenel Moise.  Selon M. St Juste ces articles et l’assassinat de Jovenel Moise constituent une atteinte grave à la Souveraineté du Pays.

L’ avocat pense que les personnes qui ont été affectées par la fermeture de tous les ports des provinces, notoires pour faciliter les trafic de drogue et d’armes, les compagnies qui ont vu leur contrats de fourniture de biens et de services rompus, notamment la SOGENER et ses dirigeants poursuivis pour  la somme de CENT VINGT TROIS MILLIONS DE DOLLARS AMÉRICAINS (US $ : 123,000,000.00), représentant le cumul de plusieurs cas de surfacturation, de corruption et de fraude acquise pour la période de 2006 à 2015, sont des pistes qui ont été écartées à dessein par la Journaliste, Maria Abi-Habib.

Selon l’avocat, la journaliste Habib a commencé ce qu’il appelle diversion tactics avec son article du 21 aout sur le dossier de la cargaison de drogue que transportait Manzanares dans lequel elle essayait déjà d’établir  le lien entre le trafic de la drogue et l’assassinat de Jovenel Moise en décidant d’oublier complètement que cette affaire fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis 2015 et qu’une Ordonnance de renvoi  a été rendue contre Marc Antoine Acra et consorts par le Magistrat Instructeur Berge O. SURPRIS comme étant les propriétaires de cette cargaison de drogue.

L’avocat poursuit en disant que la journaliste Maria Abi-Habib a recherché, trouvé ou inventé d’autres noms qui n’ont jamais été mentionnés dans toute l’enquête sur cette l’affaire. 

De plus, elle a déclaré dans cet article que les OFFICIELS  disent que la quantité stupéfiante de drogue emportée par les fonctionnaires illustre à quel point Haïti est devenu un narco-État – avec des politiciens haïtiens, des membres de la justice et même des fonctionnaires américains de la D.E.A  permettant la corruption pendant des années (Officials say the staggering quantity of drugs spirited away by officials illustrates the extent to which Haiti has become a narco-state — with Haitian politicians, members of the judiciary and even American officials in the D.E.A enabling corruption for years), mais n’a même pas cité un nom de ces hommes politiques, membres de la Magistrature et agents de la D.E.A.

Quant au deuxième article sur la mort du Président  Jovenel Moise, Me. St Juste a rejeté d’un revers de main l’affirmation selon laquelle les assassins étaient venus chercher  une liste de trafiquants de drogue et d’armes  que le Président s’apprêtait à livrer aux Autorités américaines.

Pourquoi cette fixation sur une seule personne ? Pourquoi cette obsession de la journaliste  Habib à trouver à tout prix un bouc émissaire ?  Pourquoi le New York Times n’a  rien dit sur les Colombiens actuellement en détention, se demande l’homme de loi ?

D’après Me. St Juste, la thèse de Mme Habib va aux antipodes de ce que plusieurs articles de medias internationaux ont rapporté : « L’assassinat du Président Jovenel MOISE a été organisé par les entreprises de sécurité Counter Terrorism Unit (CTU)  et Unit Federal Academy LLC basées en Floride, dirigées par Antonio Enmanuel Intriago Valera et Arcángel Pretel Ortiz ».

Cette thèse va aussi à l’encontre des rapports du Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) et de  »La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) » dans lesquels aucune une liste de trafiquants de drogue n’a été mentionnée. Le rapport de la Police Nationale a été réalisé en collaboration avec des enquêteurs du Federal Bureau of Investigation (FBI) et des enquêteurs colombiens dépêchés en Haïti à la demande du Gouvernement haïtien et celui du RNDDH a été produit à partir des données fournies par la Direction Centrale de la Police Judiciaire, surenchérit l’homme de loi.
 
Voici la teneur de cette lettre :

Version anglaise

Port-au-Prince, Haiti, December 27th, 2021

Open Letter to New York Times

Distinguished Dean Baquet
Executive Editor of the New York Times
I am Newton Louis St Juste, lawyer of the Bar of Port-au-Prince, independent human rights activist, one of the spearheads of the fight against corruption in Haiti and the Trial of Petro Caribe, lawyer of the former President Jean Bertrand Aristide in 2012 and one of the lawyers hired by the Jovenel MOISE and Jean Michel LAPIN Administration to defend the rights and superior interests of the Haitian State through amicable and / or judicial channels, as part of the contracts signed between the Haitian State and private companies for the supply of goods and services and in particular the companies SOGENER, E-POWER and HAYTRAC, by proceeding to the recovery of all debts of the State, as well that of the restitution on behalf of the State, of any values unduly collected and due, in particular the sum of ONE HUNDRED TWENTY THREE MILLION AMERICAN DOLLARDS (US123,000,000.00$), accounting for the accumulation of several cases of overbilling, corruption and fraud gained by SOGENER for the period from 2006 to 2015, in the execution of contracts for the supply of energy between the Haitian State and this Company.

And as I write this letter, I am reminiscing about the various conversations I had with President Jovenel MOISE, and especially the last one dated June 23th , 2021, a few weeks before his assassination, during which he always mentioned that he can be the object of a coup or even assassinated because of his commitment to the outcome of these and other files of the same nature. He always concluded by saying that he is not afraid of the risks he takes or of paying the price at the cost of his life.

First and foremost, there is no doubt that the assassination of President Jovenel MOISE is a direct attack against Haiti’s Sovereignty that has plunged Haiti into further chaos. It is unfortunately in this complicated and fragile state of affairs that we are witnessing the New York Times relentless desire to publish articles of reporter Maria Abi-Habib which are not only factually incorrect but clearly appear to favor some specific political or economic interests.

We should start first with her article on the famous Manzanares vessel entitled: ‘‘He Guarded Haiti’s Slain President. And He’s the Target of a Drug Inquiry’’ which is the continuance of a persistent attempt to distract the pursuit of the truth behind the assassination of the President Jovenel MOISE. In line with the same diversion tactics, the Columbian Media Noticias Caracol put out a story that alleged that the prime suspect was the then Prime Minister Claude Joseph . Needless to say, these tactics and this heinous assassination are both a direct assault on Haitian Sovereignty.

As such, Ms. Habib decided through this article to completely forget that this case has been the object of a judicial investigation since 2015 and that a judicial decision has been rendered against Marc Antoine Acra, the owner of the drug’s cargo and his alleged culprits, which underscores an obvious will to protect these persons. To the contrary, she sought, found or invented other names particularly those of Dimitri Hérard and Charles Saint Rémy who were never mentioned in the entire investigation into the Manzanares case. For instance she stated in that article : ‘‘Officials say the staggering quantity of drugs spirited away by officials illustrates the extent to which Haiti has become a narco-state — with Haitian politicians, members of the judiciary and even American officials in the D.E.A. enabling corruption for years’’. Why didn’t she mention some names of these politicians, members of the judiciary and American officials in the D.E.A?

As a reminder, this investigation was conducted by Judge Berge O. SURPRIS in 2015. In this file sent to the Cabinet of Instruction on June 13th , 2016 by final indictment of the Public Prosecutor’s Office figure 22 people, 6 Peruvians, 5 Hondurans, 1 Colombian, 1 Panamanian and 9 Haitians among them Marc Antoine Acra, Sébastien François Xavier Acra and Jean Fritz Bernard Mevs.

It begs the question as to why a reporter would not once mention anything about the actual facts of the police investigation which resulted in arrest warrants being authorized and court decisions issued in this matter. Is the reporter Maria Abi Habib working in pursuit of the truth or advancing the interests of others for political or economic reasons? Why did the journalist not provide details on this affidavit or this denunciation which would be at the basis of the rebound of the file in the United States?

It begs the question as to why a reporter would not once mention anything about the actual facts of the police investigation which resulted in arrest warrants being authorized and court decisions issued in this matter. Is the reporter Maria Abi Habib working in pursuit of the truth or advancing the interests of others for political or economic reasons? Why did the journalist not provide details on this affidavit or this denunciation which would be at the basis of the rebound of the file in the United States?

The answer to these questions becomes clear in her latest article about President MOISE’s death ‘‘Haiti’s Leader Kept a List of Drug Traffickers. His Assassins came for it ’’,where she again focuses on only one person despite mentioning a list of powerful and influential people the President had allegedly intended to expose to the American Authorities. How distasteful to try and introduce the intentions of a slain President on nothing more than hearsay. As reporter Habib says “with the intention of handing over the dossier to the American government, according to four senior Haitian advisers and officials tasked with drafting the document.” Who are these four supposed senior advisors and officials who had been tasked with composing such a serious document? If four senior advisors and officials drafted this document for President MOISE, why is it that 5 months after his assassination not one of these four has come forward to have every member of this list questioned? Surely, they would themselves have a copy of the document or at the very least to honor the wishes of the President to be able to reproduce and share it with the Americans. Even if for nothing else, but to honor the wishes of their beloved President who had entrusted them to draft this document.

Yet with all of that, Ms. Habib only speaks of one individual, who miraculously became the mastermind behind the Manzanares vessel incident and now by sheer coincidence or intentional design is also the central figure in the “mysterious list” and even the assassination. So, five months after the assassination and years after the Manzanares case, Ms. Habib has produced two separate articles that focus on a single person who has never been mentioned before in either case other than by her.

One could wonder as why this fixation of Mis. Habib with finding or inventing at all costs a fall guy instead of the truth about the real perpetrators of President Jovenel MOISE’s assassination? In two separate incidents in which the first one every known party seems to be discarded, practically absolved of any participation and in the second where what could be described as an imaginary list, reporter Habib singles out one specific individual and discards any other possibility in the process trying to paint a very well-crafted storyline to seemingly remove the focus on the Colombians currently in custody. The question here is on whose behalf the reporter Habib is writing, because her selective memory and singular focus demonstrate that she is not writing for the truth or for the Haitian People.

The story of Ms. Habib Curiously replaces what a raft of articles published by Intercept Investigation, HAITIAN-TRUTH.ORG, Tele Sur, etc. have already reported: “The assassination of President Jovenel MOISE was organized by the Doral, Florida-based security contractor Counter Terrorism Unit and Federal Academy LLC, run by Antonio Enmanuel Intriago Valera and Arcángel Pretel Ortiz”.

In French we would say “à qui profite le crime”, who benefits from the crime? Well, anyone who follows Haiti, as Ms. Habib claims to be, can tell that there are a number of people who could benefit from the lack of objectivity and distraction she has created through these articles. This effort to shift the focus from the Colombians is the very kind of action that can result in the Haitian People being deprived of justice. Contrary to reporter Maria Abi-Habib’s tunnel vision the list of people who could have a motive to eliminate President Jovenel MOISE is quite large. The measures adopted to nullify the contracts between the Haitian State and some Companies as regards the supply of energy and, his recent efforts to close down all ports in the provinces, notorious for facilitating drug and gun runners, something no previous president ever had the conviction of doing, certainly aggravated a number of different people who control said ports.

This however is not the biggest issue with the validity of this article. It has long since been clear that the International Community is the one that dictates what happens in Haiti. It is understood that every move made by Haitian officials requires an exterior blessing, our police is trained by them and as for the US DEA they have received a free reign in Haiti for quite some time. Yet reporter Habib would like us to believe that President MOISE and his four trusted advisers and officials had information about influential businessmen and major drug traffickers that our “Overlords” from the International Community would not already have.

Let us focus for a moment on this supposed list. Are we to believe that the President Jovenel MOISE was so not trusting of his surroundings and entourage, that he built his case and kept it on paper file in the absolute privacy of his home? So how does the reporter Ms. Habib know about this list or the President’s intentions with said list? What happened to all the other names on the list? Are we to assume that the disclosure of the other names will endanger the security of the other people she seems to believe are too important or better yet it serves the interest of her “sponsors” not to extend the list?

According to the reports of the Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) (The National Network of Defense of Human Rights) and ‘‘La Direction Centrale de la Police Judiciare (DCPJ)’’ ( The Central Directorate of the Judicial Police), the initial mission seems to have been to arrest the de facto President Jovenel MOÏSE on the basis of an arrest warrant issued on February 18, 2019 by the investigating Magistrate Jean Roger NOËLCIUS, for acts of assassinations perpetrated as part of the massacre of La Saline, which occurred on November 13th and 14th , 2018. After his arrest, the de facto President Jovenel MOÏSE should have been replaced by Christian Emmanuel SANON or by the Magistrate Wendell Coq THELOT, a project that was endorsed by several political figures and other individuals. These reports mention about 14 names mainly involved in this plan. They are: James SOLAGES, Christian Emmanuel SANON, Joseph Félix BADIO, Joseph VINCENT, Reynaldo CORVINGTON, Dominick CAUVIN, Rodolphe JAAR Alias Dòdòf, Gilbert DRAGON, Angel NAVARO, Walter VEINTEMILLA, Duberney Giraldo CAPADOR alias Manuel, Emmanuel Antonio INTRIAGO alias Tony, Archangel PRETEL ORTIZ alias Gabriel, German Alejandro RIVERA GARCIA alias colonel Mike.

It is important to note for the edification of the New York Times and the journalist Habib that the report of the national police was carried out in collaboration with investigators from the Federal Bureau of Investigation (FBI) and Colombians investigators dispatched in Haiti at the request of the Haitian Government and that the RNDDH report was produced from data provided by the Central Directorate of the Judicial Police.

It is therefore surprising that these two most reliable reports over the President Jovenel MOISE’s assassination have never been mentioned as alternative explanations to the crime other than an alleged list of drug traffickers invented or forged by Ms. Habib. Once again her ‘‘list-theory-drug-dealers’’ purposely sidesteps the repetitive facts reported by the supposed Colombians killers themselves.

If we buy into this theory advanced by Ms. Habib then the four trusted advisors will be perpetuating a miscarriage of justice by withholding information about such “enemies of the State” who earned inclusion in this infamous list. The simple truth is the article makes claims of the Colombian hitmen being aware that they were going for this list but that does not quite square with what the captured Colombians have said to CNN in their recent interview on December 17th, 2021.

Reporter Habib’s storyline simply does not add up. In today’s tendency of “fake news” it must be acceptable for the Editor of such a prestigious paper like the New York Times to publish such unsubstantiated articles with an absolute disregard as to the damage they can cause to others or the benefit it brings to very specific political players. Even worse, how it provides cover to the true authors of this horrific crime against the People of Haiti, that of brutally assassinating our President.

It falls upon the Editor of the New York Times to thoroughly investigate reporter Habib’s true motives and fully verify her sources. I should hope that the New York Times will not want to play an active role in depriving the Haitian People of their pursuit for justice and seek accountability against all participants in the attack on Haiti’s Sovereignty.
In conclusion, the Haitian People need to know what happened on July 7th , 2021. The Haitian People can rightfully claim truth and justice after the atrocious assassination of their President. And when it’s conspicuous that justice and truth are being melted away under the weight of Mainstream Media on behalf of hidden interests such a letter to the Editor is a sacred duty. And in the interest of balanced reporting, I trust the Editor will publish this opinion in full.

Newton Louis St Juste, Lawyer
Email:[email protected]
Phone: 011509345957

Version espagnole

Puerto Príncipe, Haití, 27 de diciembre de 2021

Carta abierta al New York Times

Distinguido Dean Baquet
Editor ejecutivo del New York Times
Soy Newton Louis St Juste, abogado del Colegio de Abogados de Puerto Príncipe, activista independiente de derechos humanos, una de las puntas de lanza de la lucha contra la corrupción en Haití y el Juicio de Petro Caribe, abogado del expresidente Jean Bertrand Aristide en 2012 y uno de los abogados contratados por la Administración Jovenel MOISE y Jean Michel LAPIN para defender los derechos e intereses superiores del Estado haitiano por vía amistosa y / o judicial, como parte de los contratos firmados entre el Estado haitiano y empresas privadas para el suministro de bienes y servicios y en particular a las empresas SOGENER, E-POWER y HAYTRAC procediendo al cobro de todas las deudas del Estado, así como la restitución por cuenta del Estado, de los valores indebidamente cobrados y adeudados, en particular la suma de CIENTO VEINTE TRES MILLONES DE DÓLARES AMERICANOS (US $ 123.000.000,00 $), que representan la acumulación de varios casos de sobrefacturación, corrupción y fraude ganados por
SOGENER para el periodo de 2006 a 2015, en la ejecución de contratos de suministro de energía entre el Estado de Haití y esta Compañía.

Y mientras escribo esta carta, estoy recordando las diversas conversaciones que tuve con el presidente Jovenel MOISE, y especialmente la última fechada el 23 de junio de 2021, pocas semanas antes de su asesinato, durante las cuales siempre mencionó que él puede ser el objeto de un golpe de Estado o incluso asesinado por su compromiso con el desenlace de estos casos y otros de la misma ὶndole. Siempre concluía diciendo que no le teme a los riesgos que corre ni a pagar el precio a costa de su vida.

En primer lugar, no hay duda de que el asesinato del Presidente Jovenel MOISE es un ataque directo contra la Soberanía de Haití que ha sumido a Haití en un caos mayor. Desafortunadamente, es en este complicado y frágil momento que asistimos al deseo implacable del New York Times de publicar artículos de la reportera Abi-Habib que no solo son incorrectos en los hechos, sino que claramente parecen favorecer algunos intereses políticos o económicos específicos.

Deberíamos comenzar primero con su artículo sobre el famoso barco de Manzanares titulado: ‘‘He Guarded Haiti’s Slain President. And He’s the Target of a Drug Inquiry’’ (Él custodió al Presidente asesinado de Haití. Y él es el objetivo de una investigación sobre drogas), que es la continuación de un intento persistente de distraer la búsqueda de la verdad detrás del asesinato del presidente Jovenel MOISE. En línea con las mismas tácticas de desvío, el medio colombiano Noticias Caracol difundió un artículo que alegaba que el principal sospechoso era el entonces primer ministro Claude Joseph [1]. No hace falta decir que estas tácticas y este atroz asesinato son un ataque directo a la Soberanía haitiana.

Por ello, Habib decidió a través de este artículo olvidar por completo que este caso ha sido objeto de una investigación judicial desde 2015 y que se ha dictado sentencia judicial contra Marc Antoine Acra, dueño del cargamento de la droga y sus presuntos culpables, lo que subraya una voluntad obvia de proteger a estas personas. Al contrario, buscó, encontró o inventó otros nombres, en particular los de Dimitri Hérard y Charles Saint Rémy, que nunca fueron mencionados en toda la investigación del caso Manzanares. Por ejemplo, afirmó en ese artículo: ‘‘Officials say the staggering quantity of drugs spirited away by officials illustrates the extent to which Haiti has become a narco-state — with Haitian politicians, members of the judiciary and even American officials in the D.E.A enabling corruption for years’’. (Los Oficiales dicen que la asombrosa cantidad de drogas que se llevan los funcionarios ilustra hasta qué punto Haití se ha convertido en un narcoestado, con políticos haitianos, miembros del poder judicial e incluso funcionarios estadounidenses en la D.E.A permitiendo la corrupción durante años .) ¿Por qué no mencionó algunos nombres de estos políticos, miembros del poder judicial y funcionarios estadounidenses en la DEA?

Cabe recordar que esta investigación fue realizada por el juez Berge O. SURPRIS en 2015. En este expediente remitido al Gabinete de Instrucción el 13 de junio de 2016 por acusación final del Ministerio Público figuran 22 personas, 6 peruanos, 5 hondureños, 1 Colombiano, 1 panameño y 9 haitianos entre ellos Marc Antoine Acra, Sébastien François Xavier Acra y Jean Fritz Bernard Mevs. [2]

Surge la pregunta de por qué una periodista no mencionaría ni una sola vez nada sobre los hechos reales de la investigación policial que resultó en la autorización de órdenes de arresto y la emisión de decisiones judiciales sobre este asunto. ¿La reportera Maria Abi Habib trabaja en la busqueda de la verdad o promueve los intereses de otros por razones políticas o económicas? ¿Por qué la periodista no dio detalles sobre esta declaración jurada o esta denuncia que estaría en la base del rebote del expediente en Estados Unidos?

La respuesta a estas preguntas queda clara en su último artículo sobre la muerte del Presidente MOISE « El líder de Haití mantuvo una lista de narcotraficantes ». Sus Asesinos vinieron a por ello « (Haiti’s Leader Kept a List of Drug Traffickers. His Assassins came for It), donde nuevamente se centra en una sola persona a pesar de mencionar una lista de personas poderosas e influyentes que el Presidente supuestamente había tenido la intención de exponer a las autoridades estadounidenses. Qué desagradable tratar de presentar las intenciones de un Presidente asesinado en nada más que rumores. Como dice la reportera Habib « con la intención de entregar la lista al Gobierno estadounidense, según cuatro altos asesores y funcionarios haitianos encargados de redactar el documento ». ¿Quiénes son estos cuatro supuestos asesores y funcionarios superiores a los que se les había encomendado la tarea de redactar un documento tan serio? Si cuatro asesores y funcionarios de alto nivel redactaron este documento para el Presidente MOISE, ¿por qué cinco meses después de su asesinato ninguno de estos cuatro se ha presentado para que se interrogue a todos los miembros de esta lista? Seguramente, ellos mismos tendrían una copia del documento o al menos para honrar los deseos del Presidente de poder reproducirlo y compartirlo con los estadounidenses. Aunque no sea por otra cosa que para honrar los deseos de su querido Presidente que les había confiado la redacción de este documento.

Sin embargo, con todo eso, la Sra. Habib solo habla de un individuo, que milagrosamente se convirtió en el cerebro detrás del incidente del barco Manzanares y ahora, por pura coincidencia o diseño intencional, también es la figura central en la « lista misteriosa » e incluso el asesinato. Entonces, cinco meses después del asesinato y años después del caso Manzanares, la Sra. Habib ha producido dos artículos separados que se centran en una sola persona que nunca ha sido mencionada antes en ningún otro caso que no sea ella.

Uno podría preguntarse por qué esta fijación de Sra.. Habib de encontrar o inventar a toda costa un chivo expiatorio en lugar de la verdad sobre los verdaderos perpetradores del asesinato del Presidente Jovenel MOISE? En dos incidentes separados en los que el primero de todos los partidos conocidos parece ser descartado o prácticamente absuelto de cualquier participación y en el segundo donde lo que podría describirse como una lista imaginaria, la reportera Habib señala a un individuo específico y descarta cualquier otra posibilidad en el proceso tratando de pintar una historia muy bien elaborada para aparentemente quitar el foco en los colombianos actualmente bajo custodia.

La pregunta aquí es en nombre de quién escribe la reportera Habib, porque su memoria selectiva y su enfoque singular demuestran que no está escribiendo para la verdad ni para el Pueblo Haitiano.
La historia de la Sra. Habib reemplaza curiosamente la serie de artículos publicados por Intercept Investigation, HAITIAN-TRUTH.ORG, Tele Sur ya informó, etc.: “El asesinato del Presidente Jovenel MOISE fue organizado por los contratistas de seguridad con sede en Doral, Florida, Counter Terrorism Unit y Federal Academy LLC, dirigidos por Antonio Enmanuel Intriago Valera y Arcángel Pretel Ortiz ”. [3]

En francés diríamos “à qui profite le crime”, ¿quién se beneficia del crimen? Bueno, cualquiera que siga a Haití, como dice la Sra. Habib, puede decirle que hay varias personas que podrían beneficiarse de la falta de objetividad y distracción que ha creado a través de estos artículos. Este esfuerzo por cambiar el enfoque de los colombianos es el tipo de acción que puede resultar en la privación de justicia para el Pueblo Haitiano. Contrariamente a la visión de túnel de la reportera Maria Abi-Habib, la lista de personas que podrían tener un motivo para eliminar al Presidente Jovenel MOISE es bastante grande. Las medidas adoptadas para anular los contratos entre el Estado haitiano y algunas empresas en materia de suministro de energía y, sus recientes esfuerzos por cerrar todos los puertos de las provincias, notorios por facilitar a los narcotraficantes y armas, algo que ningún presidente anterior tuvo jamás conviccion de hacer, ciertamente agravó a varias personas que controlan dichos puertos.

Sin embargo, este no es el mayor problema con la validez de este artículo. Hace tiempo que queda claro que la Comunidad Internacional es la que dicta lo que sucede en Haití. Se entiende que cada movimiento realizado por los funcionarios haitianos requiere una bendición exterior, nuestra policía está entrenada por ellos y en cuanto a la DEA de los Estados Unidos, han recibido un reinado libre en Haití durante bastante tiempo. Sin embargo, a la reportera Habib le gustaría que creyéramos que el Presidente MOISE y sus cuatro asesores y funcionarios de confianza tenían información sobre hombres de negocios influyentes y narcotraficantes de drogas importantes que nuestros « Señores Supremos » aún no tenían.

Centrémonos por un momento en esta supuesta lista. ¿Debemos creer que el Presidente Jovenel MOISE no confiaba tanto en su entorno, que construyó su caso y lo guardó en un archivo de papel en la absoluta privacidad de su hogar? Entonces, ¿cómo sabe la reportera Sra. Habib sobre esta lista o las intenciones del Presidente con dicha lista? ¿Qué pasó con todos los demás nombres de la lista? ¿Debemos suponer que la divulgación de los otros nombres pondrá en peligro la seguridad de las otras personas que ella cree que son demasiado importantes o, mejor aún, sirve al interés de sus “patrocinadores” no ampliar la lista?

Según los informes de Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) (Red Nacional de Defensa de los Derechos Humanos) y  » La Direction Centrale de la Police Judiciare (DCPJ)  » (La Dirección Central de la Policía Judicial), la misión inicial parece haber sido arrestar al Presidente de facto Jovenel MOÏSE sobre la base de una orden de captura emitida el 18 de febrero de 2019 por el Magistrado instructor Jean Roger NOËLCIUS, por actos de asesinatos perpetrados en el marco de la masacre de La Saline, ocurrido los días 13 y 14 de noviembre de 2018. Luego de su detención, el Presidente de facto Jovenel MOÏSE debió ser reemplazado por Christian Emmanuel SANON o por la Jueza Wendell Coq THELOT, proyecto que contó con el respaldo de varias figuras políticas y otros individuos. Estos informes mencionan alrededor de 14 nombres involucrados principalmente en este plan. Ellos son: James SOLAGES, Christian Emmanuel SANON, Joseph Félix BADIO, Joseph VINCENT, Reynaldo CORVINGTON, Dominick CAUVIN, Rodolphe JAAR Alias Dòdòf, Gilbert DRAGON, Angel NAVARO, Walter VEINTEMILLA, Duberney Giraldo CAPADOR alias Manuel, Emmanuel Antonio Tony INTRIAGO y Arcángel PRETEL ORTIZ alias Gabriel, German Alejandro RIVERA GARCIA alias coronel Mike. [4]

Es importante señalar para la edificación del New York Times y de la periodista Habib que el informe de la Policía Nacional se llevó a cabo en colaboración con investigadores del Buró Federal de Investigaciones (FBI) e investigadores colombianos enviados a Haití a pedido del Gobierno de Haití y que el informe de la RNDDH fue elaborado a partir de datos proporcionados por la Dirección Central de la Policía Judicial.
Por lo tanto, es sorprendente que estos dos informes más confiables sobre el asesinato del Presidente Jovenel MOISE nunca hayan sido mencionados como explicaciones alternativas al crimen más que una supuesta lista de narcotraficantes inventada o fraguada por la Sra. Habib. Una vez más su ‘‘list-theory-drug-dealers’’ (lista-teoría-narcotraficantes) elude deliberadamente los repetidos hechos relatados por los propios supuestos asesinos colombianos.

Si aceptamos esta teoría presentada por la Sra. Habib, los cuatro asesores de confianza perpetuarán un error judicial al retener información sobre esos « enemigos del Estado » que se ganaron la inclusión en esta infame lista. La simple verdad es que el artículo afirma que los sicarios colombianos sabían que iban a por esta lista, pero eso no cuadra del todo con lo que los colombianos capturados le han dicho a CNN en su reciente entrevista el 17 de diciembre de 2021.

La historia de la reportera Habib simplemente no cuadra. En la tendencia actual de ‘‘FAKE NEWS’’ (las « noticias falsas »), debe ser aceptable que el Editor de un periódico tan prestigioso como el New York Times publiquen artículos sin fundamento sin tener en cuenta el daño que pueden causar a los demás o el beneficio que aporta a muchos actores políticos específicos. Peor aún, cómo encubrirá a los verdaderos autores de este horrible crimen contra el Pueblo de Haití, el de asesinar brutalmente a su Presidente.

Depende del Editor del New York Times investigar a fondo los verdaderos motivos de la reportera Habib y verificar completamente sus fuentes. Espero que el New York Times no quiera desempeñar un papel activo en privar al Pueblo Haitiano de su búsqueda de justicia y buscar la rendición de cuentas contra todos los participantes en el ataque a la Soberanía de Haití.
En conclusión, el Pueblo Haitiano necesita saber lo qué sucedió el 7 de julio de 2021. El Pueblo Haitiano puede reclamar legítimamente verdad y justicia después del atroz asesinato de su Presidente. Y cuando es evidente que la justicia y la verdad se están derritiendo bajo el peso de los medios principales en nombre de intereses ocultos, esa carta al Editor es un deber sagrado. Y en aras de una información equilibrada, confío en que el Editor publique esta opinión en su totalidad.

Newton Louis St Juste, abogado
[1]
https://noticias.caracoltv.com/informes-especiales/primer-ministro-claude-joseph-en-la-mira-por-assinato-del- Presidente-de-haiti ;
[2] Auto dictado por el juez de instrucción Berge O. SURPRIS el 29 de julio de 2016, folio 24 ;
[3] EL GOBIERNO BOLIVIANO DICE QUE LOS ASESINOS DEL PRESIDENTE HAITIANO FUERON PARTE DE UNA PARCELA PARA MATAR A SU PROPIO LÍDER IZQUIERDO (Investigación de Intercept, Ryan Grim); El jefe de la firma vinculada a la investigación del asesinato de Haití era un rostro familiar en Doral, hasta ahora; Jacqueline Charles, 12 de julio de 2021 08:15 PM, Actualizado el 13 de julio de 2021 07:00 AM HAITIAN TRUTH.ORG; Bolivia: Muchos de los asesinos de Moise estaban en La Paz para matar a Arce (Tele Sur) ;
[4] Informe de la RNDDH, página 11; informe de la Policía Nacional de Haití p. 107-122.

Version française

Port-au-Prince, Haïti, 27 décembre 2021

Lettre ouverte au New York Times
Distingué Dean Baquet
Rédacteur en chef du New York Times

Je suis Newton Louis St Juste, avocat au Barreau de Port-au-Prince, militant indépendant des droits humains, l’un des fers de lance de la lutte contre la corruption en Haïti et le Procès de Petro Caribe, avocat de l’ancien Président Jean Bertrand Aristide en 2012 et un des avocats engagé par l’Administration dirigée par Jovenel MOISE et Jean Michel LAPIN pour défendre les droits et intérêts supérieurs de l’État haïtien par les voies amiables et/ou judiciaires, dans le cadre des contrats signés entre l’État haïtien et des sociétés privées pour la fourniture de biens et services, notamment les sociétés SOGENER, E-POWER et HAYTRAC, en procédant au recouvrement de toutes créances de l’Etat ainsi qu’à la restitution pour le compte de l’Etat, de toutes valeurs indûment encaissées et dues, notamment la somme de CENT VINGT TROIS MILLIONS DE DOLLARS AMÉRICAINS (US $ : 123 000 000,00), représentant le cumul de plusieurs cas de surfacturation, de corruption et de fraude acquise par la SOGENER pour la période de 2006 à 2015, dans l’exécution des contrats de fourniture d’énergie électrique entre l’État haïtien et cette Société.

Et, au moment où j’écris cette lettre, je me remémore les différentes conversations que j’ai eues avec le Président Jovenel MOISE, et surtout la dernière en date du 23 juin 2021, quelques semaines avant son assassinat, au cours desquelles il a toujours évoqué qu’il peut faire l’objet d’un coup d’État voire être assassiné en raison de son attachement aux dossiers suscités et d’autres dossiers du même genre. Il a toujours conclu en disant qu’il n’a pas peur des risques qu’il prend ou d’en payer le prix au prix de sa vie.

Avant tout, il ne fait aucun doute que l’assassinat du Président Jovenel MOISE est une attaque directe contre la Souveraineté d’Haïti qui a plongé Haïti encore plus dans le chaos. C’est malheureusement dans ce contexte compliqué et fragile que l’on assiste au désir implacable du New York Times de publier des articles du journaliste Maria Abi-Habib qui sont non seulement ‘‘factuellement’’ incorrects mais semblent clairement favoriser certains intérêts politiques spécifiques.

Commençons d’abord par son article sur le célèbre navire Manzanares intitulé : ‘‘He Guarded Haiti’s Slain President. And He’s the Target of a Drug Inquiry’’ (Il protégeait le président tué d’Haïti. Et il est la cible d’une enquête sur la drogue) qui est une tentative persistante de détourner l’attention de la recherche de la vérité derrière l’assassinat du Président Jovenel MOISE. Conformément aux mêmes tactiques de diversion, le média colombien Noticias Caracol a publié un article affirmant que le principal suspect était le Premier Ministre de l’époque, Claude Joseph. Inutile de dire que ces tactiques et cet assassinat odieux sont tous deux une attaque directe contre la Souveraineté Haïtienne.

A ce titre, Habib a décidé à travers cet article d’oublier complètement que cette affaire fait l’objet d’une information judiciaire depuis 2015 et qu’une décision judiciaire a été rendue contre Marc Antoine Acra, le propriétaire de la cargaison de drogue et ses présumés complices, ce qui constitue la volonté évidente de protéger ces personnes. Au contraire, elle a recherché, trouvé ou inventé d’autres noms notamment ceux de Dimitri HERARD et Charles SAINT REMY qui n’ont jamais été mentionnés dans toute l’enquête sur l’affaire Manzanares. Par exemple, elle a déclaré que : ‘‘Officials say the staggering quantity of drugs spirited away by officials illustrates the extent to which Haiti has become a narco-state — with Haitian politicians, members of the judiciary and even American officials in the D.E.A enabling corruption for years’’. (Les fonctionnaires disent que la quantité stupéfiante de drogue emportée par les fonctionnaires illustre à quel point Haïti est devenue un narco-État – avec des politiciens haïtiens, des membres de la justice et même des fonctionnaires américains de la D.E.A permettant la corruption pendant des années). Pourquoi n’a-t-elle pas cité certains noms de ces hommes politiques, membres de la Magistrature et responsables américains de la D.E.A ?

Pour rappel, cette enquête a été menée par le Juge Berge O. SURPRIS en 2015. Dans ce dossier transmis au Cabinet d’Instruction le 13 juin 2016 par réquisitoire définitif du Parquet figurent 22 personnes, 6 Péruviens, 5 Honduriens, 1 Colombien, 1 Panaméen et 9 Haïtiens dont Marc Antoine Acra, Sébastien François Xavier Acra et Jean Fritz Bernard Mevs.

Cela soulève la question de savoir pourquoi la journaliste n’a pas mentionné un seul élément sur les faits réels de l’enquête policière qui a abouti à l’émission de mandats d’amener et à une Ordonnance de renvoi dans cette affaire. La journaliste Maria Abi-Habib travaille-t-elle à la recherche de la vérité ou à la défense d’autres intérêts pour des raisons politiques ? Pourquoi la journaliste n’a-t-elle pas fourni de détails sur cette déclaration sous serment ou cette dénonciation qui serait à la base du rebondissement du dossier aux Etats-Unis ?
La réponse à ces questions devient claire dans son dernier article sur la mort du président MOISE ‘‘Haiti’s Leader Kept a List of Drug Traffickers. His assassins came for it  », (Le Président haïtien tenait une liste de trafiquants de drogue. Ses assassins étaient venus la chercher) où elle se concentre à nouveau sur une seule personne malgré la mention d’une liste de personnes puissantes et influentes que le Président aurait eu l’intention de remettre aux Autorités américaines. Comme c’est révoltant d’essayer de présenter les intentions d’un Président assassiné sur rien de plus que par ouï-dire. Comme le dit la journaliste Habib « avec l’intention de remettre le dossier au Gouvernement Américain, selon quatre hauts conseillers et fonctionnaires haïtiens chargés de rédiger le document ». Qui sont ces quatre supposés hauts conseillers et fonctionnaires chargés d’un document aussi sérieux ? Si quatre personnes ont rédigé ce document pour le Président Moise, pourquoi 5 mois après son assassinat aucune de ces quatre ne s’est présentée pour faire interroger chaque membre de cette liste ? Sûrement, ils auraient eux-mêmes une copie du document ou tout au moins pour honorer les souhaits du Président de pouvoir le reproduire et le partager avec les Américains. Ne serait-ce que pour rien d’autre, au moins pour honorer les vœux de leur Président bien-aimé qui leur avait demandé de rédiger ce document.

Pourtant, avec tout cela, Mme Habib ne parle que d’un individu, qui est miraculeusement devenu le cerveau derrière l’incident du navire Manzanares et maintenant, par pure coïncidence ou intentionnellement, est également la figure centrale de la « liste mystérieuse » et même de l’assassinat. Ainsi, cinq mois après l’assassinat et des années après l’affaire Manzanares, Mme Habib a produit deux articles distincts qui se concentrent sur une seule personne qui n’a jamais été mentionnée auparavant dans les deux cas sauf par elle.

On pourrait se demander pourquoi cette obsession de Mis. Habib à trouver à tout prix un bouc émissaire? Dans deux incidents distincts dans lesquels chaque partie connue semble être écartée ou pratiquement absoute de toute participation et dans le second où ce qui pourrait être décrit comme une liste imaginaire, la journaliste Habib distingue un individu spécifique et écarte toute autre possibilité dans le processus pour essayer de peindre un scénario très bien conçu pour apparemment écarter l’accent mis sur les colombiens actuellement en détention. La question ici est de savoir au nom de qui la journaliste Habib écrit ces articles, car sa mémoire sélective et sa concentration singulière démontrent qu’elle n’écrit pas pour la vérité ou pour le peuple haïtien.

L’histoire de Mme Habib remplace curieusement ce qu’une série d’articles publiés par Intercept Investigation, HAITIAN-TRUTH.ORG, Tele Sur, etc. ont rapporté : L’assassinat du Président Jovenel MOISE a été organisé par les entreprises de sécurité Counter Terrorism Unit (CTU) basées en Floride et Unit Federal Academy LLC, dirigées par Antonio Enmanuel Intriago Valera et Arcángel Pretel Ortiz.

En français on dirait « à qui profite le crime », à qui profite le crime (who benefits from the crime ?) Eh bien, quiconque suit Haïti, ce que prétend être la journaliste Mme Habib, peut dire qu’il y a un certain nombre de personnes qui pourraient bénéficier du manque d’objectivité et la diversion qu’elle a créés à travers ces articles. Cet effort pour détourner l’attention des colombiens est le type même d’action qui peut faire que le Peuple Haïtien soit privé de justice. Contrairement à la vision partiale (tunnel vision) de la journaliste Maria Abi Habib, la liste des personnes qui pourraient avoir un motif pour éliminer le Président Jovenel MOISE est assez longue. Les mesures adoptées pour annuler les contrats entre l’État haïtien et certaines entreprises en matière de fourniture d’énergie électrique, ses récents efforts pour fermer tous les ports des provinces, notoires pour faciliter les trafiquants de drogue et d’armes, ce qu’aucun président précédent n’a jamais eu la conviction de faire a certainement agacé un certain nombre de personnes qui contrôlent lesdits ports.

Ce n’est cependant pas le plus gros problème avec la validité de cet article. Il est clair depuis longtemps que la Communauté internationale est celle qui dicte ce qui se passe en Haïti. Il est entendu que chaque geste posé par les responsables haïtiens requiert une bénédiction extérieure, nos policiers sont formés par eux et quant à la DEA, elle a les coudées franches en Haïti depuis un certain temps. Pourtant, la journaliste Habib voudrait nous faire croire que le président MOISE et ses quatre conseillers et fonctionnaires de confiance détenaient des informations sur des hommes d’affaires influents et des trafiquants de drogue majeurs que nos Suzerains (Overlords) n’auraient pas déjà.

Attardons-nous un instant sur cette prétendue liste. Il faut croire que le Président Jovenel MOISE n’était pas si confiant envers son entourage qu’il a construit son dossier et l’a gardé sur papier dans l’absolue intimité de son domicile. Alors, comment la journaliste, Mme Habib, a-t-elle connu l’existence de cette liste ou les intentions du Président avec ladite liste ? Qu’est-il arrivé à tous les autres noms de la liste? Nous supposons que la divulgation des noms mettra en danger la sécurité des autres personnes figurant sur cette liste ou, mieux encore, servira les intérêts de ses « sponsors ».

D’après les rapports du Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) et de  »La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) », la mission initiale semble avoir été d’arrêter le Président de facto Jovenel MOÏSE sur la base d’un mandat d’amener émis le 18 février 2019 par le juge d’instruction Jean Roger NOËLCIUS, pour des actes d’assassinats perpétrés dans le cadre du massacre de La Saline, survenu les 13 novembre et 14 janvier 2018. Après son arrestation, le Président de facto Jovenel MOÏSE aurait dû être remplacé par Christian Emmanuel SANON ou par le Magistrat Wendell Coq THELOT, un projet qui a été endossé par plusieurs personnalités politiques et autres personnalités. Ces rapports mentionnent environ 14 noms principalement impliqués dans ce plan. Il s’agit de : James SOLAGES, Christian Emmanuel SANON, Joseph Félix BADIO, Joseph VINCENT, Reynaldo CORVINGTON, Dominick CAUVIN, Rodolphe JAAR Alias Dòdòf, Gilbert DRAGON, Angel NAVARO, Walter VEINTEMILLA, Duberney Giraldo CAPADOR alias Manuel, Emmanuel Antonio INTRIAGO alias, Archangel PRETEL ORTIZ alias Gabriel, Allemand Alejandro RIVERA GARCIA alias colonel Mike.

Il est donc important de noter pour l’édification du New York Times et du journaliste Habib que le rapport de la Police Nationale a été réalisé en collaboration avec des enquêteurs du Federal Bureau of Investigation (FBI) et des enquêteurs colombiens dépêchés en Haïti à la demande du Gouvernement haïtien et que le rapport du RNDDH a été produit à partir des données fournies par la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

Ces deux rapports les plus fiables sur l’assassinat du Président Jovenel MOISE n’ont jamais fait mention d’une liste présumée de trafiquants de drogue inventée ou forgée par Mme Habib. Une fois de plus, sa ‘‘list-theory-drug-dealers’’ contourne délibérément les faits répétitifs rapportés par les présumés assassins eux-mêmes.

Si nous adhérons à cette théorie avancée par Mme Habib, les quatre conseillers de confiance perpétueront une erreur judiciaire en dissimulant des informations sur ces «ennemis de l’État» qui ont été inclus dans cette liste infâme. La simple vérité est que l’article prétend que les tueurs à gages colombiens savaient qu’ils voulaient cette liste, mais cela ne correspond pas tout à fait à ce que les colombiens capturés ont dit à CNN dans leur récente interview le 17 décembre dernier.

L’histoire de la journaliste Habib ne colle tout simplement pas. Dans la tendance actuelle des ‘‘FAKES NEWS’’, il doit être acceptable pour les rédacteurs d’un journal aussi prestigieux que le New York Times de publier des articles aussi infondés avec un mépris absolu quant aux dommages qu’ils peuvent causer à autrui ou au bénéfice que cela apporte à des acteurs politiques spécifiques sans parler de la façon dont il couvre les véritables auteurs de cet horrible crime contre le Peuple Haïtien, celui d’assassiner brutalement son Président.

Il incombe au Rédacteur en Chef du New York Times d’enquêter en profondeur sur les véritables motivations de la journaliste Habib et de vérifier pleinement ses sources. J’espère que le New York Times ne voudra pas jouer un rôle actif pour priver le Peuple Haïtien de sa quête de justice et demander des comptes à tous les participants à l’attaque contre la Souveraineté d’Haïti.

En conclusion, le Peuple Haïtien a besoin de savoir ce qui s’est passé le 7 juillet 2021. Les Haïtiens peuvent légitimement revendiquer vérité et justice pour leur Président. Et, lorsqu’il est évident que la justice et la vérité s’estompent sous le poids des Grands Medias au nom d’intérêts cachés, une telle lettre à l’Editeur est un devoir sacré. Et dans l’intérêt d’un reportage équilibré, j’espère que le New-York Times publiera cette lettre dans son intégralité.

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