Crue inondation et évacuation dans la région de San José de Ocoa
Le fleuve a débordé vers 20h00 le Samedi Saint, au moment où de nombreux vacanciers rentraient chez eux, ce qui a empêché leur passage et les a laissés bloqués dans des communautés isolées.
Une alerte ignorée malgré les avertissements officiels
Bien que le Centre d’Urgence pour les opérations (COE) et l’Institut Domincain de Météorologie (Indomet) aient lancé des alertes pour la province de San José de Ocoa, des dizaines de personnes, y compris des vacanciers qui ne devaient pas reprendre leur travail le lundi, ont été piégées par la montée du fleuve Nizao.
Les causes de cette situation exceptionnelle
Selon le maire de Rancho Arriba, Alcedo de los Santos, cette situation ne résulte pas de la présence de baigneurs dans le fleuve, mais du nombre croissant d’individus qui tentaient de quitter la zone lors du débordement.
Il a expliqué au journal Hoy que, avant l’inondation, les autorités avaient déjà évacué les complexes touristiques de la région, empêchant ainsi l’accès aux personnes dans l’eau.
Cependant, au-delà du fleuve, au moins 15 communautés accueillent des campeurs et des touristes engagés dans des activités d’écotourisme. Le retour simultané de ces visiteurs a provoqué une congestion importante du trafic, rendant toute sortie difficile dans les temps impartis.
Les conséquences des embouteillages et des conditions locales
“Le nombre de véhicules sur la route était tel que ceux qui n’ont pas pu partir à temps ont été bloqués”, a déclaré le maire.
Il a également précisé que l’état des infrastructures a aggravé la situation. “Cela a créé un embouteillage ; les rues sont étroites et certains stationnent où bon leur semble”, a-t-il ajouté.
Le débordement du fleuve s’est produit vers 20h00 le samedi saint, empêchant de nombreux vacanciers de traverser et les laissant isolés dans des communautés reculées.
Des personnes encore bloquées et des actions de secours
De nombreuses personnes sont toujours piégées et quelques-unes ont même nécessité une assistance immédiate. “J’ai hébergé une vingtaine de jeunes qui se rendaient dans les montagnes et s’étaient retrouvés coincés dans le fleuve. Ne pouvant rester dehors, ils n’avaient nulle part où passer la nuit, et nous leur avons ouvert le gymnase de la mairie pour les accueillir”, a raconté le maire.
Des impacts sur la reprise des activités quotidiennes
Alcedo de los Santos estime que certains de ces individus ne pourront pas retourner chez eux à temps pour reprendre leur travail.
“Il y a des touristes encore bloqués dans cette zone ; beaucoup ne pourront pas revenir demain. La pluie continue aujourd’hui, et ils sont toujours coincés de l’autre côté”, a-t-il indiqué.
Une situation préoccupante pour les familles et la sécurité
Le maire a exprimé ses inquiétudes quant à la communication avec les personnes en difficulté. “Leurs familles s’inquiéteraient énormément car leurs téléphones risquent de s’éteindre à tout moment”, a-t-il précisé.