Santo Domingo : La Fiscalía formaliza cargos por terrorismo contra un ciudadano peruano
Présentation imminente de nouvelles charges
Santo Domingo – Le bureau du procureur de la République prévoit de déposer officiellement, ce jeudi 5 février, des accusations pour terrorisme à l’encontre d’un citoyen péruvien, Ángel del Pino Cuya, également connu sous le nom de Ricardo Casas. Ce dernier est soupçonné d’avoir effectué une fausse alerte à la bombe impliquant un vol commercial au départ de l’aéroport international de Las Américas (AILA).
Les faits reprochés
Ce qui s’est passé remonte au 6 janvier 2026, lorsque l’individu suspecté aurait passé un coup de téléphone en avertissant de la présence d’un engin explosif à bord du vol CM299 de Copa Airlines, en route vers Panama. La menace de ce faux alerté a contraint l’avion à faire demi-tour pour revenir à l’aéroport de Las Américas, ce qui a provoqué le déclenchement des protocoles d’urgence, paralysant les opérations de l’aéroport durant plus de trois heures. Plusieurs vols en provenance ont été déroutés ou retardés dans la foulée.
Les mesures prises et les conséquences
Les autorités ont immédiatement évacué tous les passagers et effectué une inspection minutieuse de l’avion ainsi que des bagages, ce qui a suscité une inquiétude généralisée et mobilisé des ressources en sécurité et en techniques en quantité exceptionnelle. Selon le parquet, cette fausse alerte a engendré d’importants désagréments logistiques ainsi que des pertes économiques non négligeables, tout en amplifiant l’anxiété publique.
Les démarches judiciaires en cours
Le parquet entend requérir une détention préventive à l’encontre de l’accusé et demander au tribunal de considérer l’affaire comme complexe. Cette décision se fonde sur la gravité des faits reprochés, le risque de fuite, l’obstruction à la justice, la possibilité que le suspect récidive, ainsi que sur l’impact que cette menace a eu sur la sécurité nationale et la sûreté du transport aérien. Les enquêteurs précisent que l’individu avait initialement affirmé que l’information provenait d’un membre de sa famille, avant de changer de version pour dire qu’elle lui avait été transmise par un ami d’un proche.
Un acte délibéré visant à semer la panique
Les procureurs insistent sur le fait que ce geste était intentionnel, visant à provoquer une panique collective et à perturber l’ordre public, ce qui constitue la base pour invoquer des accusations de terrorisme.