Au moins huit virus respiratoires ont frappé la population en 2025

4 janvier 2026

Au moins huit virus respiratoires ont frappé la population en 2025

Virus respiratoires, dengue, malaria et autres maladies en 2025

Respiratory viruses, infections telles que la dengue, la malaria, la leptospirose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos chez les personnes non nouveau-nées, ainsi que la méningococcie, ont été les principales pathologies actives tout au long de l’année 2025, selon le dispositif de surveillance épidémiologique mis en place par la Direction nationale de l’épidémiologie du Ministère de la Santé publique. Ces maladies ont été suivies de près dans le cadre d’un dispositif spécial visant à surveiller leur évolution et à notifier rapidement toute nouvelle occurrence.

Parmi ces maladies, seules la leptospirose, la coqueluche et la méningococcie ont enregistré en 2025 un nombre supérieur de cas par rapport à l’année précédente, en 2024. En revanche, la majorité des autres indicateurs montrent une baisse, résultat d’un contexte épidémiologique qui s’apprête à clore son année, avec une seule semaine restante pour la fermeture officielle de l’année sanitaire. Cela témoigne de la tendance générale de ces maladies sous surveillance et soumises à une notification obligatoire.

Surveillance sentinel et circulation virale

La surveillance sentinel a permis d’identifier, au cours de l’année écoulée, la circulation de divers virus respiratoires. Parmi eux, on recense l’influenza A(H1N1) pdm09, l’influenza A (H3N2), l’influenza B Victoria, l’adénovirus, le SARS-CoV-2, ainsi que le virus respiratoire syncytial (VRS), le parainfluenza et le metapneumovirus. Ces différentes souches ont été détectées en quantités significatives, illustrant une diversité virale active tout au long de l’année.

Selon le bulletin épidémiologique publié pour la semaine 51, jusqu’au 19 décembre 2025, le pays a recensé 325 cas confirmés de dengue, 874 cas de malaria, 182 cas de leptospirose, un cas de rage humaine, 12 cas de diphtérie, 22 cas de tétanos chez d’autres tranches d’âge, 47 cas de coqueluche, et 34 cas de méningococcie. À cela s’ajoutent 174 décès maternels et 1 789 décès infantiles, dans cette année où la santé publique a piloté de nombreuses actions pour endiguer la propagation de ces maladies.

Augmentation des infections respiratoires à la fin de l’année

Concernant les virus respiratoires, le rapport officiel souligne qu’au cours des quatre dernières semaines de 2025, une hausse marquée des cas a été observée, principalement due à la circulation du virus respiratoire syncytial (VRS). Ce comportement, indique-t-on, traduit une circulation plus intense du VRS durant la phase finale de l’année, ce qui pourrait refléter un schéma saisonnier avec une activité accrue en cette période.

L’analyse de la répartition hebdomadaire met en évidence une augmentation notable de l’activité du VRS entre la semaine épidémiologique 43 et la 46, suivie d’un reflux entre les semaines 47 et 50. Ces données suggèrent que cette tendance pourrait être influencée par des facteurs tels que la dynamique de la population durant les congés de fin d’année, les conditions météorologiques ou en lien avec la co-circulation d’autres virus respiratoires.

Le rapport insiste sur le fait que cette courbe épidémique montre un pic précoce en fin d’année, soulignant l’importance du maintien d’une surveillance active et du renforcement des mesures préventives, notamment pour les populations plus vulnérables durant ces périodes critiques.

Un contexte mondial marqué par une circulation virale préoccupante

Il est également important de rappeler que l’Organisation panaméricaine de la santé (OPAS) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont signalé une augmentation de la circulation du virus de sous-clade K du virus de la grippe A(H3N2) (J.2.4.1) dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe et en Asie de l’Est. Entre mai et novembre 2025, cette souche aurait représenté presque la moitié des séquences virales rapportées dans ces zones.

L’OPAS/OMS recommande donc de renforcer la surveillance génomique, de maintenir une couverture vaccinale élevée, et de se préparer à des activités potentiellement plus précoces ou plus intenses durant la saison 2025-2026. La priorité doit être donnée à la protection des personnes âgées et des populations à risque, afin de limiter l’impact de cette circulation virale.

Vaccination, surveillance et résultats positifs en 2025

Dans son rapport, la Santé publique souligne que la combinaison d’une vaccination continue et d’une surveillance épidémiologique active a permis en 2025 à la République dominicaine de ne notifier aucun cas de maladies évitables par la vaccination, telles que la rougeole ou la rubéole. Par ailleurs, des progrès importants ont été enregistrés dans la réduction d’autres événements de santé publique.

Le bulletin épidémiologique de la semaine 51 met en lumière l’impact des actions de prévention : détection proactive des cas, réponses rapides aux foyers épidémiques, et le renforcement du système national de surveillance épidémiologique (SINAVE). Ces mesures ont permis de mieux contrôler la propagation de maladies priorisées.

Parmi les indicateurs clés, la baisse de la mortalité maternelle est particulièrement remarquable. En 2025, 163 décès maternels ont été recensés, contre 170 en 2024, traduisant des améliorations dans la qualité des soins prénatals, des accouchements et la formation continue du personnel de santé. De même, la mortalité infantile a diminué de près de 19 %, avec 1 764 décès jusqu’à la semaine épidémiologique 51, contre 2 176 à la même période l’année précédente. Ces chiffres illustrent une avancée notable dans la prise en charge de la mère et de l’enfant.

L’absence de cas confirmés de choléra cette année confirme la réussite de la stratégie de prévention, avec une réduction de 100 % des cas, tandis que le nombre de cas de dengue a chuté de 76 % entre le début et la fin de la période annuelle. Au total, 320 cas confirmeront la tendance à la baisse. La malaria, quant à elle, a été confirmée dans 869 cas, soit une diminution de 17 % par rapport à 2024, sans aucun décès associé.

Ce bilan annonce une année 2025 globalement favorable en matière de santé publique, preuve que la vaccination, la surveillance et la réponse rapide ont permis de limiter la propagation de nombreuses maladies et de protéger la population. La vigilance reste cependant de mise pour faire face aux évolutions possibles du contexte épidémiologique et pour continuer à préserver ces acquis.

Naïla Saint-Fleur

Naïla Saint-Fleur

Je suis Naïla Saint-Fleur, journaliste pour Kapzy News et passionnée par les récits qui révèlent la complexité d’Haïti et de la Caraïbe. À travers mes articles, je cherche à donner du sens à l’actualité et à faire entendre les voix de celles et ceux qui construisent le pays au quotidien. L’écriture est pour moi un acte d’engagement et de transmission.