Les proches des victimes de la catastrophe du Jet Set Nightclub manifestent pour la justice
Santo Domingo.- Les familles des victimes du drame survenu au Jet Set Nightclub ont organisé dimanche une marche et une veillée pour réclamer justice. Cette mobilisation intervient à seulement quelques semaines du premier anniversaire de l’effondrement du plafond du nightclub, qui a fait 236 morts et plus de 100 blessés. Cette initiative vise à rendre hommage aux disparus tout en dénonçant ce que les familles qualifient d’absence de responsabilité dans cette tragédie.
Une manifestation en mémoire des victimes et pour dénoncer l’impunité
Les membres du Mouvement pour la Justice du Jet Set, appuyés par le Mouvement de l’Ancien Ordre Dominicain, se sont rassemblés devant la station de métro Juan Bosch, située à l’angle des avenues 27 de Febrero et Máximo Gómez. Armés de banderoles, ils ont critiqué le dossier judiciaire ouvert à l’encontre de la société propriétaire du nightclub, qu’ils considèrent comme une omission grave et une insulte à la mémoire des victimes.
Une catastrophe survenue dans la nuit du 8 avril 2025
Le dramatique effondrement a eu lieu dans la nuit du 8 avril 2025, aux alentours de minuit, lors d’une fête mettant en scène l’un des chanteurs de merengue les plus connus, Rubby Pérez, qui a trouvé la mort après avoir été piégé sous les décombres. Parmi les autres personnes présentes, on comptait plusieurs figures connues, notamment l’ancien joueur de la Major League Baseball, Vladimir Dotel, qui faisaient partie des victimes.
Une implication émotionnelle lors de la veillée et des revendications
Lors de la veillée, les familles ont revécu la douleur de cette tragédie. Elles ont été rejointes par le Père Rogelio Cruz et la députée Lidia Pérez, sœur de Rubby Pérez. Les participants ont exprimé leur colère face à ce qu’ils dénoncent comme une négligence flagrante dans l’entretien et les réparations du nightclub. Le Père Cruz a souligné que l’indemnisation financière ne peut en aucun cas remplacer la justice, critiquant vigoureusement le propriétaire du lieu, Antonio Espaillat, qui avait affirmé que les règlements financiers avaient permis de compenser la majorité des dégâts causés par le sinistre.