Santo Domingo : Le président du parti Option Démocratique dénonce un financement politique opaque
Santo Domingo.- José Horacio Rodríguez, président du parti Option Démocratique, a vivement critiqué les récentes révélations issues d’une enquête journalistique qui affirme que des employés de l’Institut Technologique des Amériques (ITLA) auraient été sollicités pour verser jusqu’à 5 % de leur salaire afin de financer un mouvement politique, qualifiant cette situation de « déplorable ».
Selon lui, cette affaire n’est que la partie émergée d’un problème beaucoup plus vaste de financement politique irrégulier en République dominicaine et mérite une enquête approfondie. Il met en garde contre le fait que de telles pratiques enfreignent les lois en vigueur et reflètent un dysfonctionnement systémique, où l’argent est utilisé comme un levier pour acquérir du pouvoir politique. Il évoque également des scandales antérieurs touchant la corruption et même le trafic de drogue, qui illustrent la gravité de cette problématique.
Le député à la retraite insiste sur la nécessité de réduire les coûts liés à la politique en imposant des limites plus strictes sur les dépenses électorales, tout en renforçant la surveillance et la transparence des financements. Il appelle également à s’inspirer de modèles internationaux pour lutter contre l’excès de dépenses durant la campagne électorale. Parmi ces exemples, il mentionne la régulation de la publicité politique en Belgique et les limites imposées en France sur le temps d’antenne télévisée réservé aux campagnes. Ces mesures, selon lui, sont autant de pistes pour empêcher l’utilisation abusive des ressources financières et pour faire en sorte que le financement politique serve véritablement l’intérêt général.