Le président de l’ancienne commission électorale met en garde contre l’adhésion potentielle de la République Dominicaine à la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme
Santo Domingo.- L’ancien président de la Commission Électorale Centrale (JCE), Roberto Rosario, a exprimé ce vendredi ses inquiétudes quant aux risques que pourrait faire courir à la République Dominicaine une éventuelle adhésion à la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH). Il a qualifié ceux qui encouragent cette démarche d’« ennemis de la patrie ». Ces déclarations interviennent alors que circulent des informations sur des tentatives, apparemment orchestrées par le ministère des Affaires étrangères, pour régulariser la position du pays vis-à-vis de cette instance internationale de défense des droits humains.
Un souvenir de la visite à la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme
Roberto Rosario a rappelé sa participation en tant que membre d’une délégation dominicaine qui s’était rendue à Washington pour rencontrer la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme, suite à la décision du Tribunal Constitutionnel 168-13. La délégation, dirigée à l’époque par l’ancien président Danilo Medina et composée de hauts responsables du gouvernement, avait pour objectif d’éclairer la Commission sur la portée de cette décision. Selon Rosario, des représentants du Tribunal avaient alors indiqué que la République Dominicaine avait l’obligation de modifier sa Constitution pour qu’elle soit conforme aux décisions de cette instance concernant l’accès à la citoyenneté.
Réactions et enjeux de souveraineté
Il a expliqué que cette position avait suscité une réaction ferme de la part de César Pina Toribio, alors conseiller juridique du président, qui avait défendu la souveraineté nationale et rejeté ce qu’il considérait comme une ingérence dans les affaires internes du pays. Rosario conclut que, tirant parti de cette expérience, toute initiative visant à faire adhérer la pays à la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme constitue une menace sérieuse à la souveraineté nationale, et doit donc être combattue avec la plus grande fermeté.