Motards risquent 10 à 20 ans de prison pour avoir causé un décès en effectuant des figures dangereuses

Motards risquent 10 à 20 ans de prison pour avoir causé un décès en effectuant des figures dangereuses

Nouvelles mesures contre les courses de rue illégales : des peines allant jusqu’à 20 ans de prison

Santo Domingo.- Toute personne responsable de la mort d’une ou plusieurs personnes lors de courses de véhicules motorisés clandestines, de figures acrobatiques (notamment les « wheelies »), ou de compétitions illégales organisées sur la voie publique sera désormais passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. Ces infractions, qui mettent en danger la vie d’autrui, sont également sanctionnées par des amendes pouvant atteindre de 20 à 30 fois le salaire minimum du secteur public.

Conformément à l’Article 113 du nouveau Code pénal, adopté cette semaine par le Congrès national, les sanctions varient en fonction de la gravité des blessures causées. Dans le cas où aucune victime ne décède, mais subit mutilations ou incapacités permanentes, la loi prévoit des peines de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties d’amendes équivalentes à de 10 à 20 fois le SMIC.

Lorsqu’il ne s’agit « que » de coups ou de blessures, le règlement prévoit tout de même des peines allant de deux à trois ans de prison, ainsi que des amendes comprises entre neuf et 15 fois le SMIC. Cela témoigne de la volonté de l’État d’appliquer une politique répressive plus stricte face à un phénomène qui menace gravement la sécurité routière.

L’introduction de cet article intervient en réponse à une inquiétude croissante face à l’augmentation des « courses de la mort », qui se déroulent illégalement sur les avenues et les routes du pays. Ces événements, souvent très populaires chez les jeunes, sont en grande partie alimentés par les réseaux sociaux et attirent un fort taux de participation.

Naïla Saint-Fleur

Naïla Saint-Fleur

Je suis Naïla Saint-Fleur, journaliste pour Kapzy News et passionnée par les récits qui révèlent la complexité d’Haïti et de la Caraïbe. À travers mes articles, je cherche à donner du sens à l’actualité et à faire entendre les voix de celles et ceux qui construisent le pays au quotidien. L’écriture est pour moi un acte d’engagement et de transmission.