Santo Domingo : Le responsable de l’Intrant tire la sonnette d’alarme sur le chaos routier
Santo Domingo — Milton Morrison, directeur de l’Institut National de la Circulation et des Transports Territoriaux (Intrant), a exprimé hier que la majorité du désordre observé dans la circulation routière trouve son origine dans le non-respect de la législation en vigueur. Selon lui, ce comportement est particulièrement flagrant chez les conducteurs, motocaristes et livreurs, qui naviguent imprudemment comme des moutons sans loi.
« Affirmer que tous les automobilistes de la République Dominicaine respectent le code de la route est totalement faux. Si tel était le cas, la gestion de la circulation serait une prouesse, car une grande partie du chaos provient justement du non-respect de la loi », a déclaré Morrison lors d’une interview en réponse à une information publiée récemment par le journal Listín Diario.
Il a insisté sur le fait qu’il milite depuis longtemps pour le respect strict des réglementations et que toutes les institutions liées au secteur du transport et de la circulation ont la capacité de faire respecter ces lois efficacement.
« L’année dernière, au Congrès national, j’ai dévoilé la réalité concernant le trafic, les accidents routiers et tout ce qui en découle », a-t-il souligné, soulignant la nécessité d’une action concertée.
Une nécessité d’augmenter les sanctions
Le responsable a également évoqué la nécessité d’intensifier les sanctions. Il a indiqué que cette position n’est pas nouvelle : lors de ses interventions précédentes, il avait déjà exprimé la volonté d’augmenter les amendes afin de dissuader les comportements imprudents. Selon lui, il est crucial que toutes les institutions concernées, y compris le Parquet, jouent pleinement leur rôle pour lutter contre ces infractions.
Par ailleurs, Morrison estime qu’en cas de détection d’un consommateur d’alcool au volant grâce à un éthylotest, ce dernier devrait immédiatement être incarcéré, sans possibilité d’échapper à la sanction. Pour lui, cela constitue une étape essentielle pour faire prendre conscience qu’il est interdit de conduire sous l’emprise de l’alcool.
« Lorsqu’un conducteur se retrouve en prison, il comprendra que conduire en état d’ivresse n’est pas toléré », a-t-il affirmé.
Il a précisé que ses déclarations ont pour but de réaffirmer son engagement en faveur de l’application de la loi. Cependant, il a également souligné que l’Intrant ne peut à lui seul endosser l’entière responsabilité : cette institution n’a pas le pouvoir absolu qu’on lui prête parfois. La lutte contre le chaos routier requiert une intervention coordonnée de plusieurs acteurs, notamment la Direction Générale de la Circulation et des Transports Territoriaux (Digesett), le Parquet et d’autres organismes.