Une nouvelle collaboration scientifique pour valoriser le sargasse en République Dominicaine
Santo Domingo. L’Université Federico Henríquez et Carvajal (UFHEC) a récemment signé un accord de coopération scientifique avec l’Université de Rome Tor Vergata en Italie. L’objectif principal de cette collaboration est l’étude du potentiel biomédical et bioactif du sargasse, cette algue qui envahit souvent les plages du pays. Cette initiative innovante vise à transformer une problématique environnementale, celle de la prolifération massive de sargasse, en une opportunité pour la recherche, l’innovation et le développement durable.
Une démarche portée par l’engagement de l’UFHEC
Le recteur de l’UFHEC, Alberto Ramírez, a souligné que cet accord témoigne de l’engagement ferme de l’université envers la recherche scientifique, l’innovation, ainsi que la recherche de solutions ayant un impact mondial. Selon lui, cette coopération s’inscrit dans la volonté de répondre aux défis environnementaux par des approches scientifiques et technologiques, avec pour ambition de créer des applications concrètes qui pourraient profiter aux secteurs économique, social et écologique du pays.
Par ailleurs, le professeur Darwin Muñoz, vice-recteur en charge de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, a précisé que le travail de recherche se concentrera notamment sur l’exploitation du potentiel du sargasse dans le domaine de la biotechnologie marine et la santé. La recherche vise ainsi à ouvrir des perspectives nouvelles pour le développement d’applications innovantes, qui pourraient apporter des bénéfices significatifs en matière d’économie, de gestion environnementale et de santé publique.
Une réponse à une problématique environnementale majeure
Ce partenariat intervient à un moment critique, car les côtes dominicaines ont été fortement affectées ces dernières années par la prolifération de sargasse. La mer, qui jouit d’un rôle central dans le tourisme et la vie locale, voit ses plages envahies par cette algue brune, posant des problèmes tant pour l’environnement que pour l’économie touristique du pays.
Pour faire face à cette situation, le ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Technologie (MESCYT) a déjà mobilisé des fonds importants, à savoir 85 millions de dollars dominicains (RD$), consacrés au financement de projets visant à protéger le secteur touristique et à préserver la santé des communautés côtières. Ces fonds ont été récemment alloués en début d’année afin de soutenir des initiatives innovantes et des recherches visant à mieux comprendre et gérer cette floraison d’algues.
Ce contexte donne tout son sens à cette collaboration internationale, qui pourrait apporter des solutions concrètes pour valoriser le sargasse tout en limitant ses impacts négatifs, en exploitant notamment ses propriétés bioactives dans des domaines aussi variés que la santé ou la biotechnologie marine. La recherche menée grâce à cette alliance pourrait ainsi proposer des alternatives durables à la gestion de cette prolifération, tout en ouvrant la voie à de potentiels nouveaux produits ou applications industrielles.
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