Le président Abinader annonce la récupération de plus de 6,5 milliards de pesos volés par le passé
Santo Domingo – Le président Luis Abinader a annoncé lundi que le gouvernement dominicain avait réussi à récupérer plus de RD$6,5 milliards, des sommes prétendument détournées par le passé lors de diverses administrations. Lors de sa traditionnelle allocution hebdomadaire depuis le palais national, il a salué les efforts déployés et a mis en avant le travail d’une équipe juridique nommée par l’État, chargée de protéger les biens publics, qui a permis d’obtenir ces résultats.
Une procédure de récupération complexe et variée
Selon le chef de l’État, RD$3,5 milliards ont été récupérés à travers des accords et des procédures judiciaires. Par ailleurs, une somme supplémentaire d’environ RD$3 milliards provient de transactions liées à des actes de corruption dans le secteur de l’énergie. Il a insisté sur le fait que ces actions ne se contentent pas d’alléger la charge sur les finances publiques, mais contribuent également à restaurer la confiance des citoyens dans la gestion des fonds publics et à redorer l’image de la République dominicaine dans la lutte contre la corruption.
Une lutte acharnée, mais confrontée à des résistances
Le président a reconnu que le processus de récupération n’a pas été exempt de difficultés. Il a mentionné que certains membres de l’actuel gouvernement ou proches de l’ancien régime ont parfois opposé une résistance interne à ces démarches. Malgré ces obstacles, il a confirmé que d’autres fonds sont en cours de récupération à travers des procédures judiciaires encore en cours, sans toutefois révéler les montants précis en jeu.
Une remise en question culturelle et une nouvelle orientation de l’État
En clôture, Luis Abinader a présenté ces actions comme faisant partie d’un changement culturel plus large au sein de l’État dominicain. Il a insisté sur la nécessité de défendre avec rigueur les ressources publiques et de gouverner avec transparence et intégrité. « Ce n’a pas été facile, mais nous prouvons qu’il est possible de faire autrement », a-t-il déclaré, soulignant la volonté du gouvernement de poursuivre dans cette voie pour instaurer une culture de responsabilité et de lutte contre la corruption dans tout le pays.