Le Parti Communiste du Travail critique le discours présidentiel
Santo Domingo – Le Parti Communiste du Travail (PCT) a vivement critiqué dimanche le discours prononcé par le président Luis Abinader. Selon cette organisation, le discours constitue un « fardeau injuste » qui repose sur les épaules des travailleurs, de la classe moyenne, et des secteurs les plus vulnérables de la société, en leur faisant porter la responsabilité des mesures économiques en cours.
Une responsabilité mal répartie
Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Aquiles Castro, le PCT affirme que l’appel du gouvernement à la « responsabilité partagée » est trompeur. Selon lui, cette injonction masque une réalité injuste en ne tenant pas responsable les grandes entreprises nationales et étrangères, dont les bénéfices restent intacts malgré la crise économique. Elles profitent de la situation sans en subir les conséquences.
Une crise économique anticipée et mal gérée
Le Parti reconnaît que les difficultés économiques actuelles, notamment liées aux conflits mondiaux, étaient prévisibles. Toutefois, il dénonce la réponse du gouvernement, notamment face à la hausse des coûts des transports, des tarifs de l’électricité et des prix des aliments. Pour le PCT, les mesures proposées par le président continuent de faire peser le poids de la crise principalement sur les moins favorisés, renforçant ainsi les inégalités sociales.
Des propositions pour une justice fiscale et une gestion plus équitable
En conséquence, la formation politique propose un ensemble de mesures visant à corriger cette situation. Parmi celles-ci, figure une réforme fiscale progressive où les plus riches seraient davantage imposés, la suppression des exonérations et subventions accordées aux grandes entreprises, ainsi qu’un contrôle renforcé des dépenses publiques, notamment celles destinées aux grands capitaux.
Une critique de la position du président sur la scène internationale
Le PCT s’en prend également à la position du président Luis Abinader dans le contexte mondial. Selon eux, il s’aligne trop étroitement sur la politique étrangère des États-Unis, au détriment d’une approche plus indépendante qui pourrait promouvoir la paix, au-delà des seules préoccupations économiques comme la fluctuation des prix du pétrole.
Une crise qu’il faut aborder en remettant en question les privilèges
Pour le Parti communiste, il est clair que la résolution durable de la crise économique ne pourra pas être obtenue sans remettre en cause les privilèges de l’élite, qui continuent d’accorder des avantages indus aux plus riches au détriment de la majorité de la population. Selon eux, la véritable solution implique une redistribution plus équitable des ressources et une prise de responsabilité collective face aux défis économiques et sociaux actuels.