L’ancien gouverneur de la Banque centrale alerte sur l’impact des occupations illégales de terrains en République dominicaine
Dans une déclaration récente sur son compte X (anciennement Twitter), l’ex-gouverneur de la Banque centrale, Hugo Guiliani Cury, a exprimé ses préoccupations quant à la montée des occupations illégales de terrains dans le territoire dominicain. Selon lui, ces pratiques clandestines mettent en péril le climat d’investissement étranger ainsi que le développement touristique du pays.
Un exemple concret d’impact sur l’investissement touristique
Guiliani Cury a évoqué le cas d’un investisseur américain dont le projet touristique à Cabarete a été empêché en raison de ces occupations illégales. Il a souligné que cette situation dégrade l’attractivité des projets étrangers, freinant ainsi le potentiel de croissance touristique du pays. La présence d’invasions de terrains non seulement dissuade les investisseurs, mais contribue aussi à un climat d’insécurité juridique qui nuit à la réputation de la République dominicaine auprès des investisseurs étrangers.
Un précédent avec un plan touristique abandonné
Ce responsable économique a rappelé avoir lui-même présenté un projet touristique d’un montant de 3 milliards de dollars pour la région de Barahona-Pedernales, destiné à attirer des fonds d’investissement du Moyen-Orient. Toutefois, ce projet est resté en suspens après que des consultants aient découvert, via les réseaux sociaux, des images illustrant des invasions de terrains. Ces révélations ont porté un coup au plan, qui aurait permis de dynamiser le secteur touristique local, et ont démontré comment la montée de l’Illicite peut compromettre des initiatives majeures.
Une problématique personnelle et une critique de l’action des autorités
Hugo Guiliani Cury a aussi indiqué qu’il a été personnellement affecté par la situation, en précisant qu’il possède plusieurs propriétés affectées par ces occupations clandestines dans la région de Barahona. Il a ainsi dénoncé le relâchement constaté de la part des autorités face à ce phénomène, qu’il considère comme étant laissé sans réaction adéquate face aux enjeux qu’il soulève. Selon lui, cette passivité contribue à la généralisation du problème, qui se propage dans plusieurs provinces du pays.
Une situation alarmante liée à la criminalité organisée
Le responsable économique n’a pas hésité à relier ces occupations à des activités illicites comme le trafic de drogue, dénonçant la présence de groupes organisés spécialisés dans l’invasion illégale de terrains. Il accuse également des responsables civils et judiciaires d’être complices ou, du moins, de laisser faire face à cette montée d’invasions, ce qui alimente la croissance de réseaux criminels agissant dans plusieurs régions, notamment à Puerto Plata et Barahona.
Une appel à l’action solennel
Face à cette situation critique, Hugo Guiliani Cury a lancé un appel direct au président Luis Abinader, lui demandant de prendre des mesures concrètes pour lutter contre ces pratiques illégales. Avec insistance, il a exhorté le chef de l’État : « Agissez, Président Abinader. Agissez. » La déclaration témoigne d’un sentiment d’urgence, face à l’impact négatif que ces occupations clandestines ont sur le développement économique et touristique du pays.