Le gouvernement dominicain surveille de près la situation au Venezuela
Santo Domingo.- Le président Luis Abinader a annoncé que le gouvernement de la République dominicaine suit attentivement l’évolution de la crise au Venezuela. Il a également réaffirmé que le pays n’a jamais reconnu la légitimité de la proclamation de Nicolás Maduro en tant que président, après le scrutin de juillet dernier. Sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a rappelé que cette position a conduit à la promotion de la Déclaration de Santo Domingo, un appel à respecter la volonté exprimée par le peuple vénézuélien lors de l’élection.
Une déclaration en faveur du respect de la volonté populaire
Luis Abinader a insisté sur l’histoire de solidarité entre les peuples dominicain et vénézuélien, soulignant la coopération et le soutien mutuel qui caractérisent leurs relations. Il a renouvelé la disposition de la République dominicaine à soutenir tous les efforts visant à restaurer la démocratie, la paix et l’harmonie nationale au Venezuela. Le président a précisé que son pays maintiendra une position ferme en défense des valeurs démocratiques, et qu’il restera toujours du côté de la démocratie, peu importe les circonstances.
Réactions contrastées dans le paysage politique
Par ailleurs, diverses figures et organisations politiques ont exprimé des réactions variées face à la situation au Venezuela. Miguel Vargas Maldonado, président du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD) et du Comité pour l’Amérique Latine et les Caraïbes de l’Internationale Socialiste, a plaidé en faveur d’une solution démocratique, pacifique et négociée, conforme au droit international. À l’opposé, des leaders comme Guillermo Moreno, ainsi que les mouvements Front Large et Parti Communiste du Travail, ont dénoncé toute intervention militaire étrangère, mettant en garde contre les risques de violation de la souveraineté et de déstabilisation régionale. L’expert en relations internationales Iván Gatón a également exprimé ses préoccupations face à l’intensification des tensions géopolitiques et au recul de la diplomatie multilatérale dans la région.