Violation de la loi sur la pollution : des sanctions indispensables pour protéger l’environnement

3 janvier 2026

Violation de la loi sur la pollution : des sanctions indispensables pour protéger l’environnement

La nécessité de renforcer la protection environnementale en République Dominicaine

Pour l’environnement, il est impératif que la République Dominicaine mette en œuvre une série de mesures concrètes visant à faire respecter la législation environnementale. Cela inclut la création de politiques éducatives et de programmes de sensibilisation destinés à la population, ainsi que la mise en place de sanctions strictes à l’encontre des contrevenants. Telle est la conviction exprimée par l’écolo Ivonne Arias, qui souligne la gravité de la pollution constante des rivières nationales.

La nécessité d’un contrôle rigoureux et de sanctions

« Il faut un contrôle strict, une application rigoureuse de la loi et des sanctions effectives, insiste-t-elle. Sans cela, il sera impossible de progresser dans la sauvegarde de notre environnement. » Selon Arias, il ne suffit pas d’établir des normes ; encore faut-il s’assurer de leur respect.

Elle précise que, lorsqu’il s’agit d’entreprises, le simple fait de leur infliger une amende financière ne suffit pas : elles doivent également faire face à des mesures plus dissuasives telles que l’arrestation en cas de déversement illicite dans les rivières. « Ce genre de comportements cause des dommages importants au cours d’eau, qui représente une ressource vitale pour toute la population, et ces actes doivent avoir des conséquences concrètes, » affirme-t-elle.

Un modèle d’éducation et de respect pour l’environnement

Arias fait remarquer qu’ailleurs, le processus commence par une phase d’éducation sur la protection de la nature et des ressources naturelles, suivie par le respect effectif de ces dernières. En d’autres termes, il ne suffit pas seulement de punir, mais aussi de sensibiliser.

Elle souligne que lorsque quelqu’un jette des déchets dans une rivière, ce n’est pas seulement la pollution de l’eau qui en découle, mais aussi la dégradation de l’oxygène indispensable aux plantes aquatiques. « Il faut appliquer la loi et faire en sorte que même les responsables politiques ou administratifs qui enfreignent la réglementation soient tenus pour responsables et arrêtés, » insiste-t-elle.

La mise en place de politiques de prévention et de surveillance

L’experte insiste sur l’importance de développer des politiques préventives, basées sur la surveillance et le suivi constant des cours d’eau. « Si ces mesures de contrôle étaient en place, si un système de surveillance efficace était déployé dans nos rivières, cela permettrait d’empêcher de nombreux actes de contamination, » explique-t-elle.

Elle explique que l’objectif n’est pas seulement de réagir après la commission d’un délit, mais d’adopter une approche préventive. « La surveillance doit dissuader les tentatives de pollution par la détection rapide et la répression immédiate, » dit-elle.

Une vision claire pour l’avenir environnemental

Enfin, Arias invite les autorités à revoir leur planification pour mieux protéger l’environnement. Elle reconnaît que certains organismes publics et privés ont accompli d’importants efforts en ce domaine, mais déplore que la bureaucratie freine encore la mise en œuvre de solutions efficaces.

« Il faut abolir la lourdeur administrative qui ralentit l’action, et respecter les lois en vigueur. La lutte pour la préservation environnementale doit devenir une priorité absolue, » conclut l’experte, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre ces objectifs.

Naïla Saint-Fleur

Naïla Saint-Fleur

Je suis Naïla Saint-Fleur, journaliste pour Kapzy News et passionnée par les récits qui révèlent la complexité d’Haïti et de la Caraïbe. À travers mes articles, je cherche à donner du sens à l’actualité et à faire entendre les voix de celles et ceux qui construisent le pays au quotidien. L’écriture est pour moi un acte d’engagement et de transmission.