Une étude choc sur la contribution réelle du tourisme de croisière en République dominicaine
Santo Domingo. Une récente publication du journal économique elDinero a suscité de vives réactions dans le secteur touristique en affirmant que seulement 3 % des passagers de croisière arrivant en République dominicaine débarquent et effectuent des achats locaux. Ces chiffres, tirés des données de la Direction Générale de la Migration (DGM), soulèvent des interrogations quant à la véritable contribution économique de cette industrie dans le pays. Selon cette étude, sur chaque centaine de touristes en croisière, à peine trois percent choisissent de quitter leur navire pour explorer la destination ou faire du shopping, ce qui pourrait remettre en question l’impact économique attribué à ce secteur.
Les critiques et la remise en question des chiffres officiels
Ce rapport a rapidement été contesté par des experts du tourisme, notamment par l’analyste Cristian Morel, qui a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer une lecture simpliste et réductrice de ces données. Selon lui, les chiffres issus de la DGM ne reflètent pas fidèlement la réalité du tourisme de croisière dans le pays. Il insiste sur le fait que le secteur doit être analysé dans sa globalité et dans son contexte, car la simple lecture des statistiques d’immigration ne suffit pas à appréhender l’impact économique réel. Il souligne que la majorité des passagers restent enregistrés comme “visiteurs” à bord, ce qui complique la quantification exacte de leur contribution financière sur le territoire.
Une augmentation des arrivées et des enjeux de mesure
Le rapport indique également que, malgré une progression des débarquements dans les ports dominicains ces dernières années, la majorité des passagers sont encore listés comme “visiteurs” dans les registres. Cette situation rend difficile une évaluation précise de leur impact économique réel, car les chiffres officiels ne permettent pas de distinguer ceux qui débarquent pour consommer localement de ceux qui restent à bord. La polémique ravivée par ces observations a relancé le débat sur la validité de la manière dont sont comptabilisés les touristes de croisière et sur la nécessité de faire la distinction entre le nombre total d’arrivées et l’argent réellement dépensé par les passagers qui délaissent leur navire pour explorer la région.