Le septième rapport de l’Observatoire des Cas de Corruption Administrative, axé sur le cas de SENASA, présenté à l’Université Autonome de Saint-Domingue
Santo Domingo.- Le septième rapport de l’Observatoire des Cas de Corruption Administrative, consacré au scandale de SENASA, a été dévoilé mardi dernier à l’Université Autonome de Saint-Domingue (UASD). La présentation, dirigée par la journaliste Edith Febles, a mis en lumière une série d’irrégularités structurelles dans la gestion des ressources de santé publique, faisant écho à des investigations approfondies liées au système national d’assurance maladie.
Febles a expliqué que cette enquête avait été lancée suite à la réception d’un document anonyme révélant des contrats pour des millions de pesos, des paiements récurrents et des avantages financiers liés aux services de santé. Alors que les premières estimations avaient évoqué un montant d’environ 75 millions de pesos par mois, des investigations plus poussées ont permis de découvrir que l’ampleur et l’impact financier du système étaient en réalité bien supérieurs aux chiffres initiaux.
Une gestion opaque et peu transparente au sein de SENASA
Le rapport met en avant un schéma d’opacité et de manque de transparence dans la gestion de SENASA durant la période examinée. Plusieurs vérifications ont été effectuées en contactant des centres de soins primaires et des hôpitaux situés dans différentes provinces. Ces inspections ont révélé que de nombreux services contractés n’avaient en réalité jamais été fournis, illustrant ainsi l’existence d’une structure financée mais non opérationnelle.
Selon l’Observatoire, ces pratiques ont de graves conséquences : elles compromettent le financement hospitalier et nuisent à la qualité des soins de santé. En conclusion, il est urgent de renforcer la supervision, la transparence et la responsabilisation dans l’utilisation des fonds publics, afin de prévenir de telles pratiques et d’assurer une meilleure gestion des ressources de santé publique.