Le gouvernement dominicain met en place une stratégie pour atténuer l’impact économique des tensions au Moyen-Orient
Santo Domingo. Le gouvernement de la République dominicaine déploie actuellement une série de mesures destinées à réduire les effets économiques liés à la crise au Moyen-Orient, qui découle des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran, a annoncé le ministre de la Présidence, José Ignacio Paliza. Après une réunion récente du Conseil des ministres, le plan s’articule autour de trois axes principaux : préserver le coût de la vie via des mesures sociales, renforcer le secteur productif pour soutenir l’activité économique, et réorganiser les dépenses publiques afin de garantir la viabilité de ces actions.
Dialoguer et maintenir l’unité nationale face aux défis mondiaux
Lors d’une rencontre au sein de l’organisation Funglode avec l’ancien président Leonel Fernández et des membres du parti Force du Peuple, Paliza a souligné l’importance du dialogue et de l’unité nationale pour faire face aux crises mondiales. Fernández a partagé cette vision, insistant sur la nécessité de sauvegarder la stabilité démocratique et de préserver la cohésion interne par la recherche d’un consensus commun.
Une situation économique favorable pour résister aux chocs extérieurs
Le gouvernement a souligné que la République dominicaine est dans une position relativement robuste pour affronter d’éventuels chocs extérieurs. Il a mentionné des fondamentaux macroéconomiques solides, tels que près de 16 milliards de dollars américains en réserves internationales, une liquidité abondante et un bon accès au financement. Par ailleurs, le pays a anticipé ses besoins énergétiques pour 2026 et a déjà placé sa dette publique dans des conditions favorables avant que la crise ne s’intensifie.
Mesures pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens
Pour atténuer l’impact des fluctuations du prix du pétrole sur la population, les autorités ont dépensé plus de 8 milliards de pesos dominicains (RD$) en subventions sur cinq semaines, limitant ainsi la hausse des prix du carburant domestique. En parallèle, une subvention d’un milliard de pesos pour les engrais a été octroyée afin de compenser la montée des coûts agricoles, ce qui a permis d’éviter une augmentation significative des prix des denrées alimentaires de première nécessité.