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21 août 2019

Quand le remaniement ministériel invite aux parlementaires à se rappeler de leur pouvoir.

Par Carlens NAPOLEON.
Le Philanthrope.

Temps de lecture: 1mn 45 S.

Convoquer, interpeller, sommer, censurer et même renvoyer représentent les verbes que conjuguent les parlementaires suite au remaniement ministériel. En toute plausibilité, cet acte élaboré dans le laboratoire de l’exécutif symbolise une insulte pour certains parlementaires du bloc minoritaire. Ce qui résulte que mêmes les plus médiocres de la cité peuvent, en un mot, lire et résumer l’attente de ces parlementaires.

Avant le processus du remaniement, certains de nos députés et sénateurs souhaitaient que le remaniement soit fait sous la logique de négociation. Il arrive que le pouvoir exécutif a fini par prendre le dessus sur ses éventuels négociants. A ce sujet, ceux qui sont des madrés dans la langue créole pourraient dire: «Byen konte mal kalkile».Bref !

«Puisque le pouvoir exécutif agit ainsi, maintenant nous allons exercer nos pouvoir de contrôle», avance un sénateur du groupe minoritaire. Comme remarque, on constate que la majorité des personnes présentes dans nos institutions étatiques connaissent bien leur fonction. Cependant, elles ont fait le choix d’être cyniques et d’agir au détriment des principes dont leurs respects pourraient améliorer et même changer les conditions de vie des personnes en Haïti.

Pour voir le degré de leurs sensibilités en faveur des principes établis, il suffit d’attendre le moment où les intérêts personnels ou claniques d’une d’entre-elles sont hypothéqués et menacés. Leurs réactions seront strictes et sévères. Elles peuvent commettre des fautes même par inadvertance constitutionnelle et juridique pour s’en sortir. Pour illustrer cela, nous pouvons faire référence à la démarche précipitée du groupe des députés minoritaires de cette 50 ème législature.

Même quand leur sommation serait sans effet au regard des normes constitutionnelles sur la machine gouvernementale, mais on doit croire que ces législateurs n’avaient pas resté indifférents face à l’affaire. Donc, le jour où il y a un minimum de conscience, l’institution parlementaire peut efficacement aider la société dans sa déchéance.

Plus loin, cette initiative entreprise par ces derniers a connu un vice de procédure. De ce fait, elle ne ferait point d’impact sur le gouvernement de Jacques Guy Lafontant. Il y a bien des démarches constitutionnellement admise pour qu’un parlementaire ou un groupe de parlementaires fasse valoir et exercer sa mission de contrôle mais pas de la sorte. C’est ce qu’on pourrait appeler en toute évidence une 《vraie sortie crable》.

Les tacts employés pour faire des alliés, restent l’une des plus grande capacité d’un homme politique, alors, si ce groupe veut pertinemment se livrer dans la bataille, il pourra, au cas échéant, déployer des stratégies politiques afin de faire des alliées pour pouvoir faire parvenir ces ministres à la chambres des députés. Mais, c’est aberrant pour qu’ils exposent leur méconnaissance procédurale au grand public.

En effet, certains estiment que la nomination de ces 5 ministres par Jacques Guy Lafontant reste un acte arbitraire au regard de la constitution. Qu’en est-il de la sommation de ces 16 députés ? Depuis quand étaient-ils sensibles à la violation de la constitution haïtienne ? Par quels règlements constitutionnels arrivent-ils à sommer le gouvernement ? Ces députés et le gouvernement pour ne pas dire le pays, ne sont-ils pas immergés dans une parfaite illégalité par leur acte ?

Paru le 26 Avril 2018

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