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11 décembre 2019

Haïti: Plusieurs organisations disent NON aux violences faites aux femmes et accusent l’Etat

Dans un communiqué daté 25 novembre et transmis à l’agence d’information en ligne KAPZY NEWS, les organisations OLLAF, PLAFODA, RFAH, FanmAngajepouAyiti, condamnent les violences accélérées retrépétées faites aux femmes et dont l’État est complice, peut-on lire.

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Lisez le communiqué de presse de ces organisations de femmes :

OLLAF, PLAFODA, RFAH, FanmAngajepouAyiti, condamnent les violences accélérées et répétées faites aux femmes et dont l’État est complice.

25 novembre 1960- 25 novembre 2019, plus d’un demi-siècle depuis la création de la journée internationale contre les violences faites aux Femmes, presque rien n’a pourtant changé. Aujourd’hui encore, les Femmes sont sujet à toutes sortes de violences dont les autorités étatiques et judiciaires sont parfois complices alors qu’elles devraient être là pour faire respecter nos droits.

Plus de dix femmes et une fille ont été violées à la prison civile des Gonaïves, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2019, à quelques jours de la commémoration de la journée internationale de la violence faite aux femmes. Ces femmes sont doublement victimes. Pour celles qui sont en détention arbitraire ou en détention préventive prolongee, leur prejudice releve de la faute de l’Etat. Des détenus de sexe différents sont incarcérés dans la même enceinte, tandis que l’exigence est faite à l’État de prévenir ces conditions de détention. N’était ce pas les organisations de Femmes dont la PLAFODA, qui volaient à leur secours, tout ce scandale a failli être étouffé par les autorités. Aujourd’hui, la coordonnatrice de cette structure fait l’objet de diverses menaces.

Le vendredi 25 octobre dernier, déjà un mois, Jose Mica Joseph, l’une des cinq étudiants arrêtés de façon arbitraire lors de leur marche de protestation, a failli passer la nuit au pénitencier national. N’était-ce pas les cris d’alerte et les dénonciations de Me. Marc Antoine Maisonneuvre et d’autres défenseurs des droits humains, cette étudiante allait y passer la nuit et ce, en dépit du fait qu’il y a eu une ordre de libération en leur faveur.

Le 4 novembre 2019, un massacre du même type que celui perpétré à La Saline du 13 au 14 novembre 2018, a fait de nombreuses victimes dont la majorité sont des femmes. Certaines ont violées et d’autres assassinées. Les survivantes ont été obligées de fuir leur maison sans savoir où aller.

À Canaan 70, de nombreuses femmes et filles sont violées et les violeurs sont encore en liberté et ceci, en toute quiétude. Les commerçantes de la croix-des-Bossales ont été forcées d’abandonner la zone et leurs marchandises sous pressions des gangs armés, sans que les autorités policières aient intervenus pour assurer leur sécurité.

Nous, les responsables de ces organisations de femmes, nous condamnons toutes ces formes de violences faites aux Femmes, et nous exigeons que justice soit faite à toutes les victimes en générale et aux femmes-victimes en particulier.

En fin, nous condamnons également les violences verbales faites sur la journaliste Lunie joseph, dans l’exercice de sa fonction.

Non à la violence faite aux Femmes! Non à la complicité de l’État! Vive une justice responsable! Vive le respect des droits de toutes les Femmes haïtiennes!!

Port-Au-Prince, le 25 Novembre 2019

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