Secteur d’Evaristo Morales à Santo Domingo : un conflit foncier qui inquiète la communauté
Santo Domingo — L’association de quartier du secteur d’Evaristo Morales dans le District National a lancé un appel urgent à Luis Abinader, afin qu’il intervienne dans un différend de longue date concernant des droits de propriété qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour plus de 60 familles. Ces familles déclarent vivre sur ces terrains depuis entre 30 et 60 ans, sans jamais avoir été officiellement reconnues comme propriétaires.
Une menace d’expulsion qui inquiète la communauté
La porte-parole de la communauté, Auristelia Batista, a mis en garde contre une prochaine expulsion qui risquerait de laisser ces familles sans demeure. Elle a également appelé le président à jouer un rôle de médiateur pour résoudre la situation. Les résidents contestent la revendication de propriété formulée par Víctor Livio Cedeño Jr., affirmant que la terre a toujours été considérée comme appartenant à l’État, et non à un particulier.
Un différend vieux de plusieurs décennies
Selon Batista, cette querelle remonte à plus de trente ans. Elle explique que le père du demandeur a déjà tenté à l’époque de récupérer la propriété, sans succès. Récemment, le litige a refait surface, ravivant les tensions dans la communauté. La situation est d’autant plus préoccupante que, pour les habitants, leur présence est le fruit de leurs efforts personnels, sans aucune reconnaissance officielle préalable.
Des démarches contestées et une demande de transparence
Les résidents critiquent le procédé juridique actuel, qu’ils jugent peu transparent ou irrégulier. Ils ont demandé aux autorités d’examiner minutieusement la documentation fournie par le plaignant pour s’assurer que la procédure respecte pleinement le droit et la justice. La crainte qu’un coup de force ne force l’expulsion des familles s’intensifie alors que la présence de terrains à forte valeur commerciale fait monter la tension.
Une communauté en alerte face à la menace d’expulsion
Une autre résidente, Agripina Polanco, relate que ces familles se sont installées dans cette zone lorsque le quartier était encore peu développé. Elle souligne que le litige a pris une tournure plus sérieuse avec la montée en valeur commerciale du terrain. Elle appelle les autorités à garantir le respect des droits des habitants et à empêcher ce qu’elle qualifie d’injustice faite aux ménages à faibles revenus.
Une localisation contestée
Le terrain en question se situe entre la 7ème Avenue, les rues Luis F. Thomen, Francisco Pratts Ramírez, et l’Avenue Winston Churchill, au sein du secteur d’Evaristo Morales. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée, ni par les autorités compétentes ni par le prétendu propriétaire, en réponse aux accusations des résidents.
Les sensibilités de ce conflit illustrent la complexité des questions de propriété et de développement urbain dans la capitale dominicaine, où la tension entre les droits des communautés et les enjeux immobiliers ne cesse d’alimenter l’inquiétude et l’instabilité.