Les habitants de Santiago demandent la révision de l’utilisation de parkings autour d’un parc public
Serralles satellite image from 2001
Une requête visant à protéger l’espace public
Les résidents du secteur Serrallés ont récemment demandé à la mairie du District National de réexaminer l’utilisation de plusieurs places de stationnement situées autour d’un parc public de leur quartier. Leur objection porte principalement sur le potentiel impact de ces emplacements sur la propriété publique environnante.
Ce parc se compose d’espaces verts initialement destinés, dans le cadre des développements urbains Esteva Oeste, Lope de Vega et Serrallés, à préserver un environnement naturel au sein de projets d’urbanisation. Selon la loi 675 de 1944, ces terrains devaient obligatoirement inclure des zones vertes afin d’assurer un espace pour la détente et le loisir des habitants.
Les inquiétudes des riverains concernant des modifications non autorisées
D’après les habitants, environ 46 places de parking encerclent le parc, faisant partie intégrante du réseau routier public. Cependant, ils affirment qu’une partie de ces emplacements est désormais en accès restreint, signalé par l’installation d’un poste de garde qui aurait pour but de contrôler l’entrée des véhicules et de limiter l’accès aux usagers.
L’un de leurs principaux arguments repose sur une analyse des images satellites historico-chronologiques. En comparant celles de 2009 et 2010, les résidents ont constaté que ces places de stationnement n’étaient pas visibles sur ces images, qui ne montrent leur existence qu’à partir de 2011. Cette observation est d’autant plus pertinente que le condominium Juan Antonio a été construit en 1989, laissant supposer que ces places de parking ont été ajoutées postérieurement à la construction initiale, et ne faisaient donc pas partie du projet original.
Documents et preuves pour étayer leur plainte
Les résidents ont déposé une plainte officielle auprès des autorités locales, en fournissant notamment les documents fondateurs du condominium. Ces documents semblent indiquer que les places de stationnement étaient initialement limitées aux zones adjacentes au trottoir, sans inclure celles qui se trouvent à l’intérieur du parc public.
Ils rappellent également que la première démarche de signalement du problème a été effectuée en décembre 2025, à l’attention du conseil de l’Association de voisinage et des représentants de la Cellule de recours pour les Espaces Publics. La situation s’est aggravée en début d’année 2026 avec le retrait de six places de stationnement auparavant utilisées par la communauté locale.
Une réaction officielle en attente
Face à ces préoccupations, la plainte numéro 26011301 a été déposée auprès de l’Office de la Défense et de l’Utilisation des Espaces Publics du District National, l’organisme chargé de la surveillance et de la gestion des espaces publics. Les résidents ont également fourni des images satellites et des photographies pour soutenir leur dossier, exprimant leur gratitude pour l’attention portée par les autorités municipales.
Les responsables compétents doivent désormais étudier l’ensemble des documents fournis et formuler une décision officielle. La scène reste en attente d’un verdict qui déterminera la légalité de l’utilisation des places de stationnement et leur impact sur l’espace public.