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24 octobre 2021

Un membre de « Fantom 509 » révendique l’assassinat de Ribert Normil, père de l’ancien DG de la PNH !

Vendredi, lors d’un point de presse, l’un des membres cagoulés du groupe armé  » Fantom 509  » qui se réclame de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a révendiqué l’attaque ayant coûté la vie de Ribert Normil, père de l’ancien directeur général de la police nationale, Rameau Normil, dont le corps a été retrouvé dans un réservoir d’eau à Fort-Jacques 17 dans la soirée du 24 septembre 2020.

Ce membre du groupe des Fantoms 509 qui requiert l’anonymat a déclaré ce qui suit :  » Youn nan pi gwo rezon ki fè zonbi sa a pran lari jounen 20 novanm lan, se pou nou vin di ak nouvo DG la polis lan nou pot ko rekonèt li ; tout lè yo enstale li, li pot ko janm DG, se jodi an nou vin akeyi l kòm DG polis lan ; e n ap di l pinga ! Si l ap fè menm wout avèk ansyen DG Normil Rameau, ebyen jan w wè papa bawon te voye lakwa kay DG Normil, se menm jan lakwa ap vin jwenn ou tou, Léon Charles« .

Ses commentaires au cours de sa prise de parole devant les caméras des journalistes ont soulevé beaucoup d’interrogations dans le pays, notamment sur les réseaux sociaux alors que Ribert Normil a été assassiné chez lui dans des conditions suspectes en septembre dernier.

Une enquête pour assassinat a été ouverte par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) afin d’élucider les circonstances et les motifs de la mort du père de l’ex DG de la PNH et retrouver les auteurs, coauteurs et complices pour les remettre à la justice.

Les organismes des Droits humains, n’en sont-ils pas concernés ?

La protection de la vie de l’être humain est en général une question qui doit être protégé d’abord par l’État qui est le premier garant, d’où peut-on demander pourquoi jusqu’à date le commissaire du gouvernement n’est pas encore mettre l’action publique en mouvement, car il a l’exercice de ce droit ? Quelle serait la position de l’office de la protection du citoyen « OPC » dans cet acte d’assassinat, une institution nationale au service de la population en matière de promotion et de défense des droits humains?

Toutefois, il est écrit que le droit à la vie est un droit sacré qui s’inscrit dans la première génération des Droits humains qui est considéré comme le noyau dur des Droits humains. Soustraire ce droit fondamental, est-il la meilleure façon de résoudre un problème d’ordre institutionnel et politique?

Un dossier à suivre !

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