28 °C Port-au-Prince, HT
26 septembre 2020

Sur la route des Dalles, un marché paralyse la circulation

Communément appelés marchés, certains lieux de commerce, en Haiti, ne cessent de causer de la stupéfaction. C’est le cas de la route Des Dalles au sud de Port-au-Prince, où s’installe un marché en pleine rue depuis plusieurs décennies. Ce mal qui parait être ignoré par l’État du pays n’est pas moins un grand danger.

La route des Dalles est un long cheminement d’environ 2 kilomètres, située aux confins de Carrefour-Feuilles et de Martissant. C’est l’endroit où les bus venant du centre-ville ont l’habitude de déposer les gens. Ce marché en question occupe une partie de la route. Allongé des deux côtés, cela crée une situation très confuse au niveau de la circulation.

Cette panique au niveau de la circulation capte l’attention de plus d’un. « C’est l’un des rares endroits du pays où l’on peut-être en blocus en marchant. La route est très étroite à cause de la présence des marchands. Le matin par exemple, y a toujours des embouteillages. En ce sens, des véhicules peuvent heurter les gens à n’importe quel moment de la durée », nous a légué Sophia (19 ans), une élève de philo de la zone.

LIRE AUSSI:  Des voix s'élèvent pour exiger la démission du directeur de l'ONM

En outre, l’insalubrité est également un problème majeur auquel confronte ce marché. « Il n’y a pas un comité pour gérer les déchets. Nous ne bénéficions d’aucun service de la part de l’État. Parfois, à force de patauger dans l’insalubrité, nous attrapons des infections. Mais, nous ne sommes pas pris en charge. l’Etat connait notre présence uniquement quand des agents de la mairie nous efforcent de payer des taxes. On ne sait pas quoi faire », a témoigné Maude, une marchande de provision alimentaire dudit marché.

Pour certains, ce problème semble n’être pas insolvable et semble provenir de l’irresponsabilité de l’Etat.  »Nous avons un État irresponsable. C’est la vraie cause de la situation. L’Etat a suffisamment de moyen pour construire un vrai marché pour ces gens. Par la suite, il pourrait les taxer. Mais, on n peut pas laisser les gens face à cette épée de Damoclès qui leur est suspendue », a martelé Medilien wilnor, un étudiant en sciences juridiques de la zone.

LIRE AUSSI:  Haïti-Crise:Victime de la conjoncture, l'UFMORH interpelle les acteurs à se pencher sur une résolution

Selon Wilnor, des interventions urgentes sont à faire. Car ce soit-disant marché est un danger et une honte pour le pays.

Auteur : Bernado TINTIN

error: Content is protected !!