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10 décembre 2019

RNDDH et SOFA dressent leur bilan sur le viol collectif perpétré à la prison civile des Gonaïves

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et Solidarité Femmes Haïtiennes (SOFA), ont rendu public le jeudi 21 novembre 2019, leur rapport dressé sur la mutinerie suivie du viol collectif perpétré contre des détenues à la prison civile des Gonaïves dans la nuit du 7 au 8 novembre 2019.

RNDDH et SOFA dressent leur bilan sur le viol collectif perpétré à la prison civile des Gonaïves 1

Par : Célou FLÉCHER

Dans un rapport de dix (10) pages dont une copie est acheminée à la rédaction de KAPZY YNEWS, ces organismes de défense des droits humains ont fait état de dix (10) détenues dont une mineure de 15 ans qui ont été victimes de viols collectifs, un autre a été tué ainsi que trois (3) blessés.

De plus, les deux instances disent aussi avoir recencé la blessure à la
main d’un agent de la Direction Administrative Pénitancière (DAP).Ainsi, en guise de dommages collatéraux, RNDDH et SOFA ont confirmé l’incendie partiel à la greffe du centre de détention des Gonaïves. Sur ce, quatre (4) cellulles de ladite prison ont été endommagées, déplorent les responsables de ces organisations.

À en croire les dirigeant du RNDDH et SOFA, parmi les dix (10) femmes violées collectivement, sept (7) d’entre elles étaient en attente de jugement, deux (2) ont été comdamnées ainsi qu’une autre qui a été jugée mais elle n’avait pas encore reçu le dispositif de son jugement. Parmi elles, quatre (4) d’elles sont mères de deux (2) enfants ou plus, deux (2) étaient commerçantes avant leur incarceration et une autre, agricultrice, précisent les organismes.

Quant aux âges des 10 victimes, une était une mineure de, quatre (4) sont âgés de 20 à 30 ans, deux (2) de 43 ans, deux (2) de plus de 50 ans et une de 62 ans.

Au terme de leur rapport de dix (10) pages le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) condament avec la dernière rigueur les viols collectifs perpétrés à la prison civile des Gonaïves. Ces deux entités estiment que tous les évènements survenus à ladite prison, découlent de l’irresponsabilité et la négligence des autorités au plus haut niveau de l’État.

En revanche, RNDDH et SOFA ecigent des autorités étatiques et des responsables de la Direction Administrative Pénitancière (DAP),entre autres, la conduite d’une enquête célère pour identifier tous les détenus impliqués dans ce dossier en vue de les sanctionner selon la loi, la prise en charge médicale, psychologique et sociale des détenues victimes de viols collectifs à la prison civile des Gonaïves, la construction des prisons distinctes devant acueillir exclusivement des femmes et filles en conflit avec la loi et le renouvellement des stocks de nourritutes, de gaz propane, de médicament, de kits hygiéniques et de produits de nettoyage dans doutes les prisons du pays.

Aussi faut-il souligner que dans la martinée du vendredi 8 novembre 2019, le Commissaire du gouvernement de la juridiction des Gonaïves M.Cérard Gasius avait procédé au transfert de 328 détenus issus de ladite prison vers divers centres carcéraux du pays.

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