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9 décembre 2019

Qui pourrait s’être érigé comme étant l’avocat de ce parlement ?

Par Carlens NAPOLEON.Le Philanthrope.Temps de lecture: 2 mnn

Dans les pays à grande tradition démocratique, on effectue toujours des sondages d’opinion, même après les élections, en vue d’analyser la santé de leur démocratie. Normalement, on peut procéder à un sondage d’opinion pour plusieurs raisons notamment pour évaluer la légitimité des autorités établies.

Cet exercice s’avère nécessaire, surtout lorsqu’on sait qu’en démocratie représentative, l’ilégitimité d’un chef, d’une institution ou d’autre peut lui faire perdre son pouvoir de convocation, son autorité, sa marge de manoeuvre, sa capacité d’intervention etc.

En effet, lors d’un sondage effectué récemment par l’institution Haïti Formation et Service de Consultation (HaForS) au sujet du parlement haïtien, les résultats retrouvés restent gravissimes et pourraient permettre à remettre en question la raison d’être de cette institution et son avenir dans le cadre du processus de développement d’Haïti.

Ce qui est clair et net, c’est que le parlement haïtien est à genou. 71,49% d’haïtiens n’ont pas confiance en lui.
Ce sondage lancé par cette institution avait pour objectif de collecter les données sur plusieurs problématiques liées au contexte actuel comme : l’engagement communautaire, civil et politique, la gouvernance, les perspectives pour l’avenir du pays et les priorités pour 2018.

A l’issue du processus, ce n’était qu’un triste constat concernant cette institution républicaine et démocratique. Sur un échantillon de 1080 personnes atteintes déjà l’âge de 18 ans et plus «quatre catégories étaient donc présentées ainsi:

  1. ‘’Très confiance’’
  2. ‘’Plutôt confiance’’
  3. ‘’Plutôt pas confiance’’
  4. ‘’Pas du tout confiance’’.

1,95 % des sondés soutiennent la première mention ; 26,56 % la deuxième ; 38,87 % la troisième et, enfin, 32,62 % choisissent la motion Pas du tout confiance. Mais le cumul des deux derniers produit le résultat de 71,49 % d’Haïtiens qui ne font pas confiance au Parlement haïtien», c’est ce qu’on peut enfin lire sur le site de la RTVC.

Que devons-nous faire face à une telle situation?

Aucun sacrifice ne devrait être trop grand pour un peuple pour échapper son pays d’un bourbier.
Pour éviter un naufrage de régime à cause de notre gain personnel et nombriliste, nous devons nous mettre au diapason afin de faire, de préférence, un sauvetage collectif.

Le parlement haïtien est l’institution la plus décriée de l’opinion publique nationale. C’est plus qu’une évidence et c’est un constat équilibré et fondé au regard des faits.
Lorsqu’on tient compte de notre réalité de peuple, les projets venant de la part de cette 50 eme législature n’auront jamais le consentement du peuple haitien.
Donc, il nous est urgent et impérieux d’engendrer des réflexions pondérées au sujet de cette institution. Sinon, le pays continuerait à marcher à reculons.
Paru le 16 Avril 2018.

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