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26 février 2021

OPC jette un regard sur le fonctionnement de la PNH à l’occasion de son 25ème anniversaire

En prélude du 12 juin, date marquant l’anniversaire de la création de la Police Nationale d’Haïti (PNH), l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) présente un rapport autour duquel il jette un regard sur le fonctionnement l’institution policière.

OPC jette un regard sur le fonctionnement de la PNH à l'occasion de son 25ème anniversaire 1

Par : Berrick ESTIDORE

» La commémoration du 25ème anniversaire de l’institution policière est présentée donc sur fond d’inquiétude, de frustration, de désespoir et d’espoir à la fois », peut-on lire dans le rapport dont copie a été acheminé à l’agence en ligne KAPZY NEWS.

L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), en sa qualité d’Institution Nationale des Droits de l’Homme (INDH) et conformément à sa mission de veiller au respect par l’Etat de ses engagements en matière de droits humains recommande :

  1. Au Président de la République de faire de la Police Nationale, une question
    vitale conformément à ses attributions de veiller au respect et à l’exécution
    de la constitution et à la stabilité des institutions au regard de l’article 136.11
  2. Au Premier Ministre, en sa qualité du Président du Conseil Supérieur de la
    Police Nationale (CSPN) de définir ou du moins de finaliser, dans le meilleur délai, le plan de réforme de la PNH, avec la participation des hauts cadres de
    l’institution et des experts nationaux et internationaux intéressés au
    fonctionnement de la PNH.
  3. Au Directeur Général a.i de la PNH : a) D’adopter des mesures concrètes
    visant à redonner confiance aux membres de l’institution aux fins de continuer à remplir la mission noble : Protéger et servir. b) De répondre à des desiderata des membres de l’institution liées aux bonnes conditions de travail et à la sécurité sociale conformément à l’article 25 de la Déclaration
    Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) stipulant que : « Toute
    personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation,
    l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services
    sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de
    maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de
    perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances
    indépendantes de sa volonté. » c) De coopérer avec le SPNH, structure
    légalement reconnue pour une prise en charge des revendications des
    membres de la PNH. d) D’envisager une réforme dans les curricula de la
    PNH en vue d’avoir des programmes de formation de base et de formation
    continue axés sur une culture des droits de l’homme. e) De poursuivre les efforts, avec l’appui de la Commission Nationale de Désarmement,
    Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) pour la mise en œuvre d’un plan
    stratégique pouvant combattre le climat d’insécurité qui s’installe dans le pays particulièrement dans l’aire métropolitaine.
  4. A l’IGPNH : a) de jouer pleinement son rôle de Police de la Police en
    sanctionnant, sans aucune forme de discrimination, toutes les dérives
    commises par les membres de la PNH. b) de publier dans le délai raisonnable
    les rapports d’enquêtes sur les cas de violations de droits humains par les
    membres de la PNH. c) d’adopter ou de créer une politique de proximité ou
    de rapprochement entre l’IGPNH et les membres de la PNH en vue mieux
    gérer les frustrations auxquelles les membres de l’institution font face depuis plus d’une décennie.
  5. Au Comité directeur du SPNH d’envisager des séances de sensibilisation
    portant sur les droits et devoirs de ses membres affiliés au regard des
    principes généraux sur le droit syndical, les techniques de négociations, le dialogue social définis par l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
  6. A la population en général, de reconnaître, en la PNH, une institution
    haïtienne à vocation de service public, nécessitant le support des membres de cette population dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
  7. A la Communauté internationale de continuer à appuyer la réforme et la
    professionnalisation de la PNH à travers une assistance technique
    multidimensionnelle.

Par ailleurs, l’OPC en sa qualité d’INDH, se dit qu’il reste à l’écoute de tous les concernés pour la mise en
œuvre de ces recommandations et accepte de mettre son expertise au service de toutes les parties prenantes dans l’intérêt de la nation haïtienne.

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