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11 décembre 2019

Morales victime d’un putsch fascisme par les impérialismes ?

Morales victime d'un putsch fascisme par les impérialismes ? 1

Par: Isaac Leo

Le président démissionnaire Evo Morales réélu au premier tour de l’électorat présidentiel par le Tribunal Suprême Électoral (TSE ) en octobre dernier avec un écart de 10 points soit 47,07% contre 36,65 %.

Une élection douteuse selon les organisations internationales

La guerre intérieure et extérieure contre les expériences progressistes des bourgeoisies fascistes et des impérialistes États-Unis(EU) flanqués de l’UE(Union Européenne) vient de franchir une nouvelle étape au moment même où la pression populaire et internationale vient d’obtenir la libération de Lula l’ex-président du Brésil, au moment où les peuples chilien, équatorien, colombien poursuivent leur héroïque révolte contre des pouvoirs pro-impérialistes…

Ce putsch contre la démocratie en Bolivie montre que la bourgeoisie et l’impérialisme ne se résigneront jamais à perdre la poule aux oeufs d’or du profit maximum tiré de l’exploitation et de l’oppression des travailleurs et des peuples.

Ce qui est insupportable aux yeux des impérialistes EU et UE, c’est l’exemplarité antilibérale de la Bolivie multinationale et bolivarienne de Morales, les secteurs publics nationalisés y étaient en consolidation, la croissance en hausse, la pauvreté en recul et comble de tout, 58 ans au lieu de 60 pour la retraite.

Après l’échec des tentatives de coup-d’état au Nicaragua et au Venezuela, après la libération de Lula au Brésil, qui va renforcer la résistance en cours au fasciste pro-US Bolsonaro, le renversement liberticide d’Evo Morales va butter sur les acquis sociaux et démocratiques apportés au peuple par la République multinationale Bolivienne. Il est urgent de se mobiliser pour éviter le sort de Allende à Evo Morales et son vice-président Alvaro Linera et l’interdiction de leur mouvement politique le MAS.

Le combat continue pour que l’Amérique du Sud cesse d’être cette arrière cour du pillage impérialiste s’appuyant sur les bourgeoisies fascistes locales et que vive la libération des peuples.

Chaque 11 a son 13 disait Filip PI, en référence au 11 avril 2002, date du coup d’état contre Chavez, et retourner au pouvoir le 13 avril de la même année grâce au soutien populaire et de soldats restés loyaux. Espérons que la Bolivie aura son 13 elle aussi. Le peuple commence à sortir dans la rue pour défendre son président légitime.

Hugo Chavez meurt douteusement , Morales chassé, Lula emprisonné sous de faux prétextes et humilié, Rafael Correa, trahi et exilé. Le fascisme ne doit pas seulement être contesté, il doit être combattu et écrasé.

Isaac Leo
12 Novembre 2019
Journaliste, Diplomate
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