26 °C Port-au-Prince, HT
30 mai 2020

Manifestation 18 mai contre Jovenel Moïse: la montagne accouche d’une souris

La grande manifestation annoncée ce lundi 18 mai 2020 par plusieurs organisations et leaders de l’opposition pour exiger la démission du président haïtien Jovenel Moïse et réclamer des comptes sur la gestion des fonds de Coronavirus, a drainé une poignée de personnes, a observé l’agence en ligne KAPZY NEWS.

Manifestation 18 mai contre Jovenel Moïse: la montagne accouche d'une souris 1

Par: Celou FLECHER

Malgré cet appel à la mobilisation lancé par l’opposition ce lundi 18 mai, date marquant les 217 ans du bicolore national, une petite quantité de personnes ont été observés dans les rues de la capitale haïtienne pour critiquer la gestion de l’équipe au pouvoir.

Il était aux environs de 10 heures du matin quand des dizaines de militants politiques se sont rassemblés au champ de Mars pour effectuer la cérémonie rituelle avant le coup d’envoi de la journée. Le rassemblement a eu lieu sous un important dispositif de sécurité des agents de l’UDMO et du CIMO.

Au Carrefour de l’Aeroport (Delmas), lieu de regroupement historique des manifestations, est déployé un dispositif policier, a constaté François Frantz, reporter de l’agence.

LIRE AUSSI:  Les "Fantoms 509" accusés d'avoir bloqué la Route Nationale #2 au niveau de Mariani

On rapporte à l’agence que le professeur Josué Mérilien, membre de l’opposition, a été malmené par des agents de la police nationale alors que plusieurs manifestants ont été conduits et placés en garde à vue au commissariat de Delmas 33. Quelques heures après, les avocats Marc Antoine Maisonneuve, Me.Fizema Palvin et Me Arnel Rémy ont fait leur apparittion au Commissariat de Delmas 33 pour défendre et tenter de les mettre en liberté.

Indignés par le comportement des policiers, certains militants politiques en colère ont réagi en lançant des propos hostiles contre le regime.

Les policiers l’ont poursuivi au cœur du rassemblement et une échauffourée accompagnée de jets pierres s’en est suivie entre les forces de l’ordre de la PNH et des protestataires qui tentaient de s’interposer et qui ont été aspergés de gaz lacrymogènes.

error: Content is protected !!