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28 septembre 2020

Livres en folie: le rendez-vous incontournable d’un auteur avec son public cible

La 24e édition du livre en folie s’est réalisée à l’exemple de la 23e édition, dans un décor bien planté au beau millieu des jardins du musée du panthéon national (MUPANAH). Des personnes venues des différentes couches de la population ont fait le déplacement.

L’un des organisateurs de cet événement culturel, Max Chauvet se réjouit de la participation d’un public jeune tel était l’objectif de cette édition, assure-t-il, et souligne que certaines mesures ont été prises cette année pour permettre au public de mieux jouir des nouvelles publications des auteurs en les regroupant par maison d’édition.

Par ailleurs, le directeur du journal Le nouvelliste montre combien il serait nécessaire qu’il y ait à travers tout le pays des activités culturelles semblables aux livres en folie.

Fabien Charles, le jeune écrivain qui participe à la création de la pièce de théâtre sur la main mise étrangère en Haïti, princesse de terre brûlée en a profité pour publier son premier roman, auquel il attribue comme titre: les racines de la page. C’est un livre qui décrit avec un goût plutôt burlesque les tragédies qui accompagnent le départ de l’ex président Jean Bertrand Aristide du pouvoir le 29 février 2004, dont l’auteur est le principal victime. « Malgré tout je ne me suis pas laissé emporter par la douleur qu’aurait provoqué ces si mauvais souvenirs d’enfance », confie-t-il non sans franchise.

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Parallèlement, l’homme de lois, Wando Saint Villier présente une fois de plus au public son livre qui se propose de réguler le système judiciaire haïtien.
Le président de l’association professionnelle des magistrats se dit satisfait de l’accueil de la poignée de lecteur de l’élite intellectuelle haïtien. « Le droit à un procès équitable, un bouquin qui constitue une source inépuisable de matières nécessaires à tous les professionnels du droit et les défenseurs des droits humains », déclare-t-il fièrement.

Fegens Jules, un jeune poète prometteur, originaire des cayes qui parlait avec une élégance zélée de son recueil de poème intitulé Le cri d’amour, à travers lequel il rime le français avec le créole pour créer de beaux vers, a décidé de faire une révélation touchant l’affluence des jeunes à prendre part au si prestigieux rendez-vous de l’année d’une importance capitale pour tout auteur haïtien. « Il sont nombreux à briller par leur présence dans cette activité, mais une grande partie d’entre eux ne vient pas réellement pour se lier d’amitié avec les écrits des auteurs haïtiens, car pour l’heure la jeunesse de notre pays ne s’adonne donc pas à la lecture », déplore-t-il.

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La deuxième journée de la plus grande foire du livre en Haïti a occasionné un embouteillage à nul autre pareil dans la capitale « Les citoyens ont enregistré une perte considérable en carburant, le comité organisateur doit par conséquent penser à trouver un espace qui ne va pas empêcher à une catégorie de la population de vaquer librement à leurs activités à travers certaines villes de Port-au-Prince, lance un automobiliste avec des mines au front ».

Auteur :Akao Gerson Dominique

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