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21 mai 2022

LIHFER s’inquiète du climat de l’insécurité qui bat son plein dans la Capitale

Du drame horrifiant du 7 juillet 2021 au séisme du 14 août de la même année , Haïti n’a pas cessé de vivre des fatalités sous toutes les formes. La première République noire indépendante du monde est confrontée à des situations comme si elle était frappée d’une malediction prophétique; l’ordre et la loi sont en veilleuse, la population est livrée à  elle-même. Enfin, le pays a perdu ses repères et le bon sens qui devraient lui permettre d’endiguer ses maux.

LIHFER s’inquiète du climat de l'insécurité qui bat son plein dans la Capitale

Face à cette situation catastrophique et alarmante, Nous, le réseau et la plateforme des organisations de femmes qui avions validé la résolution issue du dialogue entre femmes sur le droit à la vie, le droit à la sécurité, nous dénonçons et condamnons fermement la dégradation de l’environnement sécuritaire du pays.

À Port-au-Prince, la situation de tension va de mal en pis. Ce sont les gangs qui imposent leur loi. Depuis plus de deux mois, l’affrontement violent entre ces derniers dans plusieurs communes de l’arrondissement de la Croix-des-Bouquets, notamment Tabarre, et Cité Soleil, seme le deuil, la désolation; le bilan dressé par divers secteurs font état de 75 morts, une centaine de blessés environ et plus de 9000 déplacés, obligés de laisser leurs domiciles afin de sauver leur vie et surtout de protéger leurs enfants. 

Ce climat  d’insécurité résulte des manèges d’un petit groupe qui a pris le pays en otage en tentant de détruire le rêve de tout un peuple. Ces actes assombrissent l’espoir d’un lendemain meilleur. Les Haïtiens sont dépourvus de tout, surtout les produits et besoins de première nécessité.
Face à la misère et la pauvreté extrême, les femmes et filles constituent la couche la plus vulnérable de la société. Des actes de  violence des gangs ont débouché sur des violences sexuelles y compris  le viol collectif et autres…

En ce sens, LIHFER continue d’exhorter le gouvernement à dialoguer, et à multiplier ses efforts pour, enfin, rétablir la paix au sein de la population.

La sécurité est plus qu’une nécessité pour notre pays qui voit se profiler à l’horizon le spectre de la violence aveugle et s’éloigner de plus en plus, le rêve collectif tant souhaité des jours meilleurs.

Aujourd’hui, plus que jamais, nos voix doivent être entendues. Nous, Les femmes haïtiennes, nous exprimons et réitérons notre désir de nous engager fermement dans la résolution de cette insécurité qui détruit notre chère Haïti.

Cette note est signée par la coordonnatrice de la LIHFER, Mme. Pedrica Saint-Jean.

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