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25 septembre 2020

L’heure d’un véritable dialogue social sonne

L'heure d'un véritable dialogue social sonne 1

Par : AKAO GERSON DOMINIQUE

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Dans un contexte où nous faisons face à un spectre d’une lutte de classe opposant oppresseurs et oppresseurs au travers des révendications populaires. Et le pire, le pays connaît à présent un président, qui, de par sa politique de propagande et sa mauvaise gouvernance, n’a dorénavant ni l’autorité, ni la légitimité de diriger à lui seul le pays, tel il prétendait à le faire.
Par conséquent, désormais, toute décision de l’État doit faire l’objet d’un débat basé sur de grandes réflexions scientifiques dans l’opinion publique avant sa rentrée en application.

Nous sommes donc, à l’heure actuelle, à un carrefour de l’histoire qui ne doit être en aucune façon profitable à la communauté internationale, à des secteurs politiques ou à des hommes forts du secteur privé haïtien, sinon nous allons nous diriger tout droit vers l’abîme.

Jovenel Moïse ainsi que son équipe ne sont pas les véritables bêtes noires à combattre sans changer le système politique haïtien.
C’est un fait que le chef de l’état a, dans une très large mesure, échoué dans sa mission de maintenir le statut quo. Et, cet échec a dévasté notre économie, laissant ainsi une grande partie du secteur privé haïtien aux abois, la situation de misère du peuple, par voie de conséquence, va de mal en pis.

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Par dessus tout, on ne peut pas nier que sa réussite aurait de mêmes effets, car l’extrême pauvreté à laquelle confronte la classe populaire serait encore la même voire augmentée. Mais, la seule différence, il y aurait un secteur qui gagnerait le jackpot, comme il est coutume ici en Haïti.

Opter pour un changement de têtes en prônant un faux discours de gauche ne serait pas la solution sinon créer de nouveaux riches au détriment de la population, tel était le cas de la transition qui a accouché Jocelerme Privert.

Force est de constater que la classe intellectuelle haïtienne, les organisations syndicales, les acteurs politiques frustrés ou non(de l’opposition ou non), le secteur privé haïtien frustré ou non, enfin toutes les couches de la société de manière inclusive se trouvent face à leur responsabilité en vue d’engager un vrai dialogue social pour permettre aux pays de saisir de cette ultime opportunité afin d’insérer dans notre mode de gouvernance une politique égalitaire où la justice sociale triomphe.
Selon la lecture de plus d’un, la solution du moment est le remplacement pure et simple du premier ministre Jacques Guy Lafontant alors que nous sommes face à un problème sociétal.
Il est regrettable que c’est le peuple qui sera toujours la victime collatérale de la répétition des erreurs du passé.
On ne doit pas remplacer pour sauver une situation, mais bien pour sauver le pays.

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Paru le 14 juillet 2018

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