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15 novembre 2019

Le dialogue: un must pour notre avenir de peuple

Par Carlens NAPOLEON

[Le Philanthrope]

Temps de lecture: 2mn 40 S.

Suite à la demission du monseigneur LOUIS Kébreau, le président du comité de pilotage de l’Etat généraux sectoriels de la nation, il est urgent de repenser cette structure présidentielle.
La voie du dialogue est importante.

Il n’ y a pas d’autre chemin à prendre lorsqu’on constate que le tissu social est considérablement déchiré. Ce faisant, il nous faut vraiment régulariser certaines choses et oublier nos désirs personnels, nos querelles de chapelle et nos luttes intestines.

Même quand le projet de l’exécutif a perdu la face, il nous serait fondamentalement raisonnable de questionner plutôt sur la façon dont le président de la république avait procédé à la formation de cette commission d’organisation des états généraux au lieu de la ridiculiser. C’est pour dire, en quelques sortes, que le processus doit continuer. Il suffit de changer les donnes et certains paramètres adoptés.

Pour conduire le pays à un dialogue national, il faudrait que cela se fasse de façon inclusive et hautement démocratique. Le processus ne doit pas avoir des idées préconçues et la sélection de la volonté d’un groupe au mépris d’un autre.

La société haïtienne est composée de plusieurs groupes et chacun en a leur intérêt direct ou indirect dans la conjoncture politique actuelle puisque les composants de ses groupes ne sont que des haitiens.
Leon DION dans son ouvrage intitulé :《Société et Politique: la vie des groupes》, avance que les groupes ont une vie qui leur est propre.

Cette vie meut le grand corps de cette société. Par des millions de fibres, souvent ténues et parfois robustes, elle bat à un rythme tantôt lent, tantôt rapide selon les pulsions qui l’animent.

Reconstituer les multiples étapes de cette vie, observer quels signes la révèlent, quels caracteres la définissent, quels milieux l’alimentent, sous quelle forme elle se produit, quels liens se nouent en elle, oblige cependant à d’innombrables cheminements depuis les rêves surgis des profondeurs des consciences jusqu’aux réalisations des civilisations.

Peut-être que le projet de l’exécutif n’a pas tenu compte de cet aspect fondamentalement indispensable à la vie de toutes sociétés.

Sans vouloir faire de la leçon à l’exécutif, les constats nous montrent que le président de la republique et ses conseillers ne maîtrisent pas la réal-politique haïtienne.

Comprendre Haïti pour qu’un tel processus soit réalisé en bonne et due forme, nécessite la compréhension des groupes et des secteurs de la vie nationale.

Aujourd’hui, la démarche entreprise pour établir le comité d’organisation des états généraux sectoriels de la nation est devenue de plus en plus complexe surtout avec la démission de plusieurs personnalités importantes au sein de celui-ci.

La division existe même au sein de cette commission ayant la mission d’unifier les morceaux de la société.

Ceci est plus clair qu’une évidence: Les violons ne s’accordent.

Est-ce que Jovenel MOISE n’avait pas pris le temps de dialoguer aux différents membres faisant partis de ce comité de pilotage avant de leur présenter au grand public?

N’étaient-ils pas au courant de la démarche ?

Pourquoi toutes ses démissions intempestives et ses absences répétées au sein de ce comité? En fait, s’il avait pris le soin de le faire, peut-être, il aurait dû être échappé de ce sacré coup dans le dos.

En effet, si la société haïtienne ne prenait pas les décisions qui s’y imposent, l’administration MOÏSE/LAFONTANT serait proche d’un cataclysme politique et ce dernier pourrait métamorphoser l’état actuel des choses d’un seul coup.

Quand le prix des produits de pemière necessecité augmente, l’espoir s’en fuit, le salaire des ouvriers ne represente définitivement rien et la politique va de mal en pire, on doit croire que l’éclatement social est proche. On peut juste le considérer comme étant une bombe à retardement.

Paru le 20 Avril 2018.
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