25 °C Port-au-Prince, HT
15 novembre 2019

Le BOHDH condamne les actes de violences perpétrés au Cap-Haitien

Le Bureau des Organisations de Défense des Droits Humains ( BOHDH) dans une note de presse en date du samedi 28 avril 2018 signée par son coordonnateur général, Me. Jacceus JOSEPH, condamne énergétiquement des actes de violences qu’il a qualifiés d’actes barbares et lâches » commis contre la population civile du Cap-Haitien samedi au cours d’une conférence débat à Café Trio organisée par les Sénateurs Youri Latortue et Jacques Sauveur JEAN sur la dilapidation des Fonds Petrocaribe qui ont fait un mort et plusieurs blessés.

Le BODDH qualifie de tels actes d’atteinte grave à l’intégrité physique et à la liberté de réunion, d’association et d’expression commise contre la population civile, pourtant protégée par la Constitution en vigueur.

Selon le BOHDH, cet acte crapuleux envoie un signal négatif bien clair à tous qu’Haïti s’achemine vers le terrorisme et une mauvaise image sur le pays et dans ses relations avec d’autres États et avec d’autres institutions internationales.

Le bureau rappelle également qu’un tel acte a déjà été produit au Lycée Boukman au Cap-Haitien, où des inconnus avaient lancé du gaz lacrymogène sur les élèves qui ont perdu connaissance, et ont été hospitalisés.

Le BODDH demande aux autorités de réagir promptement aux fins d’enquêter, d’identifier les coupables de ce crime perpétré au Cap-Haitien , pour qu’ils soient poursuivis jusqu’à leur condamnation au tribunal.

De plus, cet organisme des droits humains, se dit remarquer qu’un climat de violence commence à s’installer dans le pays depuis plusieurs mois sur l’œil complice ou complaisant de la police. Ce sont les cas du révérend père Simoly (que l’inspecteur Garry DESROSIERS avait déclaré que le père venait de faire des transactions à la banque alors que, les parents du défunt avaient rejeté cette déclaration; le cas d’assassinat à Delmas 55 de Hubert Pierre, l’inspecteur Garry DESROSIERS dit que le manifestant s’apprêtait à voler une chaîne du tueur; alors que le tueur l’a tiré sur la nuque. Dans le cas du journaliste Vladjimyr LEGAGNEUR porté disparu, les autorités compétentes ont affiché une indifférence notoire et n’ont pas encore réagi qu’après la mobilisation des confrères journalistes.

Celou FLECHER/KAPZY NEWS