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1 décembre 2021

La Sécurité demeure une urgence en Haiti: mais pourquoi ne priorise t-on pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut?

Avant même d’aller plus loin, il est plus que nécessaire de comprendre la notion de sécurité. Par définition classique, la sécurité est un état où les dangers et les conditions pouvant provoquer des dommages d’ordre physique, psychologique ou matériel sont contrôlés de manière à préserver la santé et le bien-être des individus et de la communauté.

La Sécurité demeure une urgence en Haiti: mais pourquoi ne priorise t-on pas l'homme qu'il faut à la place qu'il faut?

Dans un autre ordre d’idées […] après plus de 200 ans d’indépendance et en ce XXIème siècle, le pays fait face à une insécurité à nulle autre pareille, qui, chaque jour, représente en général, un défit majeur pour les membres de la population haïtienne. Avec l’existence des différents groupes de gangs qui sèment la terreur de nos jours à travers plusieurs départements du pays, la population ne sait plus à quel saint se vouer et elle est totalement livrée à elle-même. La Police Nationale d’Haïti (PNH) est impuissante face aux assauts des gangs armés. Le rétablissement de l’armée haïtienne (Forces armées d’Haïti, FAd’H) n’apporte aucun ouf de soulagement pour aider le peuple haïtien à traverser la crise sécuritaire, car elle n’a jamais été déployée sur le territoire national.

Dans une note de l’Alliance des Organisations des Droits Humains (AODH), il est mentionné que :  » le quotidien du peuple haïtien est résumé, ces derniers jours, en une forme inédite d’insécurité provoquée et concertée au plus haut niveau de l’État à des fins inavouées et inavouables. Des actes de kidnapping, des cas d’assassinat ou de meurtre, différents actes de traumatisme constituent donc le solde des caprices et du plan macabre de nos fameux dirigeants qui banalisent la vie, la tranquillité et l’ordre public.
L’État faillit à ses obligations de garantir la paix et la sérénité dans la société, en dépit du fait qu’il soit le seul détenteur du monopole de la violence légale. »

Dans cette même note, l’organisme des droits humains, a exprimé ses grandes inquiétudes face à la nomination du citoyen Frantz Elbé, fraîchement nommé Directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti et rappelé que dans les années antérieures soit 2005 et suivantes, selon l’AODH, Frantz Elbé fut responsable du Commissariat de la Croix des Bouquets et il fut par la suite transféré, selon les dires, parce qu’il aurait été de connivence avec un groupe de gangs qui opérait à l’époque dans cette zone. La sécurité de la population sera-elle garantie par ce Haut commandement de la PNH dans un cas pareil? Une question qui invite à refléchir. Hélas !

En ce qui concerne la parution de l’article promotionnel publié le 5 novembre 2021 dans les colonnes du quotidien  » Le Nouvelliste  » ayant pour titre :  » L’ex directeur général de la PNH, Mario Andrésol comme ministre de la défense un choix idéal et intelligent pour assurer la paix. Selon certains observateurs, l’intuition peut amener à des décisions totalement absurdes. Sans vouloir offenser l’ex capitaine des FA’dH, des sources requérant l’anonymat doutent que l’ancien DG de la PNH ait reçu une distinction pour sa contribution à la lutte démocratique en Haïti, son engagement contre le banditisme et contre le trafic des stupéfiants dans la région des Caraïbes.

À noter que la crise sécuritaire qui prévaut dans le pays depuis après la création de plusieurs groupes armés illégaux dont le gang 400 Mawozo, auteur de l’enlèvement des 16 américains et un canadien doit nécessairement le potentiel point à résoudre d’un gouvernement responsable et avisé.

À suivre !!!

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