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9 juillet 2020

La fête des mères : moment propice pour un coup d’ œil sur la réalité actuelle de la famille haïtienne

Par : Jean Michelot Polynice
Le Cupidon

Le dernier dimanche du mois de mai doit nous pousser à prendre conscience de notre fragilité en tant qu’être humain. La famille, étant la première institution de socialisation, peut nous aider à réfléchir sur le rôle primaire de cette institution au regard de la réalité actuelle du pays. Souvent, on entend dire que la famille est la base de toute société. De là, peut-on conclure que la famille haïtienne, si elle existe, est à la base de ce que nous sommes aujourd’hui? Quel rapport entre les parents et les enfants? Que font les hommes d’État face à la triste situation de la famille haïtienne? Cependant, au-delà de toute hypocrisie à chaque fête des mères, il convient de poser un regard franc et sincère sur notre réalité familiale.

Comme dans presque toutes les festivités mettant la femme en avant, le jour de la fête des mères reste un jour qui donne place à des souhaits hypocrites. Il y a l’ enfant qui passe tous les autres mois de l’ année à insulter sa mère, qui vient comme celui qui a plus de respects envers elle. Il y a également ces mères victimes de toute sorte de violence conjugale, qui reçoivent l’ amour de leurs maris comme si tout allait bien. Sans oublier ces mères que l’ on ne classe pas au rang de mères, ces mères qui ont tout fait pour un enfant, sauf le mettre au monde.

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Si on veut parler de famille haïtienne, on ne peut pas ignorer le rôle majeur des mères dans la construction de cette famille. Cela dit, il faut se demander quelle place pour les jeunes mamans? Ces adolescentes qui doivent se plier aux poids de la vie, sans avoir vraiment la maturité. De là, on peut dire qu’ il y a une différence entre une mère sans famille et une mère de famille.

Partant de la définition dictionnairique de la famille (stricto sensu) stipulant qu’elle est un :« Ensemble formé par les parents et leurs enfants », on se demande si on peut appeler de famille celles où le père prend la poudre d’ escampette. Il est clair qu’ aujourd’hui, nombreux sont les enfants qui vivent avec un seul parent, pendant que l’ autre profite de l’ air libre.

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Ainsi, ce serait mieux de se questionner sur la place de la famille haïtienne dans le processus de socialisation des jeunes enfants. Il ne suffit pas d’ écrire des poèmes, des lettres, des chansons pour prouver que la mère est importante pour la mise en marche du moteur de la société. Il faut également vivre ce qu’ on écrit, vivre nos souhaits. Oui, il y a un rapport entre la situation actuelle du pays et l’éclatement de la famille. Le respect réel n’existe presque plus entre un enfant et ses parents. Les hommes d’ État ne se préoccupent que de s’ enrichir. Il ne reste qu’ à voir où ça va nous emmener. Mais, il n’ est interdit à personne de faire des souhaits hypocrites, car ça pourraient bien faire palpiter les cœurs.

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