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26 octobre 2021

“ Haïti -Taux de change : la BRH se décrédibilise en injectant des dollars dans l’économie. ”

Par : Don Waty BATHELMY

En l’espace d’un mois , la BRH a injecté 59 millions de dollars sur le marché des changes. Ce montant est réparti et vendu sur le marché selon les conditions fixées par la banque centrale : un mensonge de plus ! vu qu’il n’a pas la possibilité de contrôler le taux de change.

La gourde haïtienne : entre son appréciation et sa dépréciation

Lors de l’intervention de la BRH à la fin de l’exercice fiscal 19-20 (fin du mois d’ août), la Banque Centrale ne s’était pas contentée d’injecter pour injecter comme d’habitude; elle avait pratiqué les effets surprises dans l’optique de contourner les risques d’accaparement par l’oligopole bancaire qui fait toujours mainmise sur les billets avant même qu’ils huilent et influencent les forces du marché – une injection accompagnée de sanctions que j’appelle. Et, elle s’était montrée plus proactive et plus responsable en tant que l’unique autorité de régulation et responsable de la conduite de la politique monétaire du pays en décidant de sanctionner les banques qui prennent plaisir à faire la mainmise sur le dollar.
C’était à féliciter !
Mais, cette appréciation ne se résumait pas uniquement à l’injection de la BRH. D’autres causes y étaient à la base.

Lire aussi : https://donwatybathelmy257.blogspot.com/2020/09/haiti-taux-de-change-que-se-passe-t-il.html?m=1

La gourde se déprécie lentement, mais elle se déprécie.

Le taux de référence de la BRH pour ce jeudi 3 décembre 2020 est de 66,70 gourdes pour un dollar américain. Soit une variation de 1,49% par rapport à la semaine dernière (26 nov. 2020) , de 1,27%, 0,5% et 1,2% respectivement par rapport à lundi 30 novembre 2020, mardi 1e déc. et mercredi 2 déc. 2020. De ce fait, la BRH se décrédibilise en injectant des dollars dans l’économie. L’injection ne peut à elle seule résoudre ce problème.

Lire aussi : https://donwatybathelmy257.blogspot.com/2020/08/non-il-nest-pas-trop-tard-pour-resoudre.html?m=1

J’INSISTE, puisque l’expérience m’a montré que c’est nécessaire.

Ne rien faire d’inédit n’est pas une option ! Faut changer de méthode si l’on veut avoir des résultats différents. Que faire ?

Augmenter la production nationale, surveiller et entretenir les niveaux d’importations et d’exportations. Car, plus nous importons, plus nous avons besoin de devises étrangères, plus nous en demandons et comme pour tout autre produit quand il y a une forte demande, le prix augmente. La devise étrangère s’apprécie et notre monnaie est dépréciée ;

La Banque centrale doit s’arrêter de financer le déficit budgétaire du gouvernement et doit être plus proactive et plus responsable face à ces missions ;

-Un renforcement de l’autorité de L’État tout en améliorant l’administration publique basé sur un système méritocratique est nécessaire.

Il faut se préparer contre toute augmentation du dollar, car il n’est pas près de perdre sa suprématie.

Don Waty BATHELMY, économiste, blogueur, rédacteur.

[email protected]
donwatybathelmy257.blogspot.com

WhatsApp : +509 3155 8862

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