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26 septembre 2020

Haïti-Port-au-Prince:pauvreté et irresponsabilité de l’État à l’égard des enfants des rues

Haïti est l’un des pays où le droit de l’homme n’est pas réellement respecté. Particulièrement celui des enfants au champs-de-mars qui se trouvent dans une situation infra-humaine.

Les enfants des rues représentent une menace pour la société haïtienne vu que les dirigeants haïtiens n’assument presque pas leurs responsabilités. Depuis des decénnies, le Champs-de-mars est devenu un lieu de logement pour des mineurs qui sont abandonnés par leurs familles et rejetés par les autorités concernées. Cela traduit le manque de responsabilité de l’État haïtien envers les dignes fils du pays.

En effet, l’incapacité des autorités haïtiennes augmentent une situation délétère dans le pays. « Le problème des enfants qui se sont logés dans les rues est une absence totale d’une politique démographique et de l’Éducation de la masse défavorisée. En qualité de citoyens conséquents, il faut que nous sachions résoudre ce gens de problèmes », martèle Enorck Pierre étudiant en sciences juridiques.

Ces enfants-là ont souvent affiché des comportements très violents. »Pour moi c’est vraiment triste, parce que nous n’avons pas la possibilité de les aider. Et de jours en jours,ils deviennent plus indésirables, ils peuvent vous menacer pour n’importe quoi. Principalement, lors qu’ils ont besoin des choses à manger », laisse entendre Annette une marchande provision alimentaire de la zone.

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La situation des enfants qui résident à Champs-de-mars est extrêmement précaire. »En arrivant ici, j’avais toujours des problèmes, car j’ai laissé la maison de ma famille à cause des mauvaises conditions. J’étais pas à l’école, mes parents n’ont pas de boulot. Aujourd’hui est encore pire, mes amis et moi nous sommes logés ici. Nous vivons de la mendicité. L’alcool et la marijuana sont la meilleure solution pour nous », a expliqué Christopher un mineur de 16ans.

En Haïti, on n’arrive pas à comprendre l’importance de nos jeunes. « Ces petits là n’ont pas d’accès même aux besoins les plus élémentaires. Ils ne jouissent aucun droit en tant qu’être humain. Ça c’est choquant, où sont les organisations des droits humains? Les jeunes de notre pays n’ont pas de porte voix. Ils vont mourir dans l’insalubrité sur la complicité des autorités malhonnêtes et l’irresponsabilité d’un État moribond », a déclaré Patrick Rivière, étudiant en sciences informatiques.

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Auteur: Wilnor MEDILIEN

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