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1 mars 2021

Haiti: Jamais Tibwa n’a été mieux chanté que dans les tubes de Chedy

Né à Tibwa, Johnny Eugène ayant pour sobriquet « Chedy Ebebe » porte un message de paix et de conscientisation aux gens du ghetto à travers ses tubes. Malgré les aléas auxquels il est en proie, ce jeune rappeur ne se laisse plus abattre par les flèches de discrimination qu’on lance à la direction de sa zone.

Haiti: Jamais Tibwa n'a été mieux chanté que dans les tubes de Chedy 1

Par Carlens NAPOLEON.
Temps de lecture: 1 minute 50 Sec.

Bien au contraire, l’artiste fait de son standing une source d’inspiration et mesure son dernier album à l’aune d’un titre mettant en déroute toutes les éventuelles mésinterpretation au sujet de son origine. « Idantite’m pa ka devye’m», argue Johnny Eugène et décide de le développer en l’argumentant sur un disque contenant 19 morceaux dérivés du genre Hip hop. Au fait, c’est un artiste qui se veut être utile à sa communauté en accusant le coup.

Jeune, prolifique, sagace, Chedy Ebebe œuvre pour la tenue ainsi que pour le maintien de la paix et du calme à Martissant et ses environs. Pour atteindre ses buts, l’artiste organise des programmes à vocation culturelle et artistique et s’implique dans des organisations ayant la capacité d’apporter une influence positive dans la collectivité.

Regroupant d’un ensemble de titres, son album dénommé « Idantite’m pa ka devye’m » est plus qu’accrocheur dès sa première écoute. L’auteur a su mélanger le vif et le corsé, l’amour et le désarroi, le chaud et le froid pour nous permettre d’en faire un front commun pour le sauvetage de ces slums et d’alléger le poids de l’existence des habitants de Grand-Ravine, Ti Bwa, Martissant et autres.

Au milieu des tubes composés par ce rappeur, on peut vite comprendre que la situation délétère des ghettos lui préoccupe et l’exige à prendre son mal en patience. À cet effet, il ne rate jamais une occasion dans ses musiques pour faire un plaidoyer ad rem en faveur d’un autre Martissant. Cet objectif déclaré lui amène à sortir en mars dernier un single titré « M anvi wè yon lòt Matisan ». Dans ce morceau, il invite aux gens qui sèment la pagaille à prendre conscience de leurs actes.

Il faut dire qu’en dépit des messages d’espoir délivrés par le rappeur haïtien Chedy, on ne peut empêcher à personne d’être sceptique à l’egard du rêve de l’artiste pour ces quartiers précaires. Toutefois, ses ambitions pour ces environs en guerre peuvent toujours convaincre pas mal de gens à contribuer au projet d’un Martissant, d’un Grand-Ravine et d’un Ti Bwa en paix et en sécurité.

La paix, le vivre-ensemble et la sérénité dans les ghettos rivaux restent le leitmotiv de ses nombreuses musiques déjà enregistrées. Lors de son entretien à l’agence KAPZY NEWS, l’artiste soutient qu’on ne peut pas préconiser la tranquillité sans avoir de bons éléments de la cité qui la prêchent et la promeuvent. Sur ce point, Chedy fait de lui un messager de paix capable de faire la promotion pour l’ordre et le calme au sein des ghettos.

A entendre ses chansons, l’auditeur se retrouvera à son aise quant à la mélodie et à l’idée d’espoir dont s’est inspiré l’enfant terrible de Tibwa. In fine, ce sont des oeuvres à découvrir, à encourager et à apprécier ad valorem. Car elles portent en elles le soufle d’un changement auquel plus d’un aspirent.

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