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24 novembre 2020

Haïti: Des agents de l’USGPN accusés d’avoir tué un étudiant finissant en sciences sociales à l’ENS

Grégory Saint-Hilaire, étudiant finissant en sciences sociales qui fasait partie de la promotion 2013-2017 de l’École normale Supérieure (ENS), étudiant aussi en deuxième année à la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), est mort dans la soirée du vendredi 2 octore. Il est décédé après avoir été atteint d’une balle au dos des policiers de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN), a appris KAPZY NEWS via ses collègues étudiants.

Haïti: Des agents de l'USGPN accusés d'avoir tué un étudiant finissant en sciences sociales à l'ENS 1

.Par : Célou FLÉCHER

Selon les informations confirmées et rapportées par ses cammarades, Grégory Saint-Hilaire a été touché mortellement sur la cours de la faculté à l’occasion d’un mouvement de protestation qui y a été déclenché vers les 3 heures pour forcer le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionelle (MENFP), de satisfaire leurs revendications de toujours.

« Le respect suivi de l’application et du protocole d’accord signé en 2017, entre l’école Normale Supérieure (ENS) et le MENFP garantissant des stages pour les étudiants finissants ainsi que leurs nominations dans le système éducatif haïtien, étaient entre autres », les vœux des étudiants protestataires.

Près d’une heure de temps après avoir été atteint, l’aspirant historien a été transporté en urgence sur un plancher à l’hôpital de l’Université d’État D’Haïti (HUEH) mieux connu sous l’appellation de « l’hôpital général » par ses collègues pour se faire soigner.

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En y arrivant, ses collègues ont rapporté sur les ondes de plusieurs stations de radios se la capitale qu’aucun médecin ne lui venait en aide.

Dans la foulée, ses camarades ont été contraints d’entreprendre des démaches visant à le transférer dans un autre centre hospitalier de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.Ils n’y parviennent même pas car l’étudiant est décédé pour le plus grand désarroi de ses accompagnateurs.

Au cours de ce même mouvement, plusieurs autres étudiants qui fréquentaient l’espace, ont inhalé du gaz lacrymogène des agents qui les enfermaient dans l’enceinte de la faculté.

Aussi faut-il rappeler qu’en mars dernier, les agents de l’USGPN avaient affronté les étudiants ainsi que les professeurs de l’ENS. En conséquence, au moins deux enseignants avaient eu leur tête cassées.

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