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28 novembre 2020

Affaire Gouyad:l’OHDH dénonce une violation flagrante des droits de l’enfant

Dans une note acheminée à la rédaction de KAPZY NEWS et signée par Me.Joinet MERZIUS, l’Observatoire Haïtien des Droits Humains (OHDH) qualifie de « honte et abominable » le spectacle qui s’est produit lundi au champ de Mars dans lequel le Président de la République, SEM Jovenel MOISE et la première dame Martine MOISE ont assisté avec grande satisfaction.

Cette organisation haïtienne d’Observation, de Promotion et de Défense des droits humains exprime son indignation et dénonce une violation flagrante des droits fondamentaux de la fillette, de sa dignité, de son image, de son innocence et de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) ratifié par Haïti, qui oblige les Etats parties à mettre en relief les intérêts supérieurs des enfants dans la prise des décisions tout en déplorant que le président de la république, par son acte de récompenser les déhanchements de l’enfant et son geste de satisfaction totale, ait sacrifié délibérément les droits de l’enfant en général en invitant les plus jeunes non à l’éducation mais à la débauche.

L’OHDH condamne par ailleurs l’utilisation de l’image de l’enfant et du spectacle en question sur les réseaux sociaux à des fins politiques qui continue davantage de violer les droits fondamentaux de l’enfant, de son innocence et de son image. Ainsi, l’Observatoire invite tout un chacun à mettre un terme à la diffusion de l’image et de la caricature de la fille, victime évidente d’une politique de destruction des valeurs morales de la société par les autorités étatiques.

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Dans cette note, l’Observatoire Haïtien des Droits Humains (OHDH) invite le président de la République à se ressaisir pour non seulement envoyer un autre signal à la jeunesse haïtienne mais aussi, pour ne plus être le principal instigateur des violation des droits de l’homme en général et des droits de l’enfant en particulier à lors qu’il devait être le garant de la bonne marche de la société.

En conclusion, l’OHDH exhorte le Ministère de la Culture et de la Communication à en profiter pour freiner la diffusion des musiques obscènes dans le pays et réglementer l’organisation des programmes plongeant les jeunes dans l’obscénité la plus totale et la débauche au grand dam des valeurs sociales protégées.

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