29 °C Port-au-Prince, HT
2 octobre 2022

Le commissariat de Grand-Gosier, parent pauvre de la PNH

C’est une commune de l’arrondissement de Belle-Anse, du département du Sud-Est d’Haïti. Vielle de 174 ans (1848-2022), Grand-Gosier est équipée d’un commissariat dont la police ne devrait aucunement être fier. Entre insalubrité, inconfort et invivabilité, certains sont dans l’embarras de choisir un terme approprié à ce commissariat de police.

Le commissariat de Grand-Gosier, parent pauvre de la PNH

Les policiers qui y sont attachés ne font que survivre. Ils ont peu d’équipements de travail, peu de moyens de transport et encore moins de moyens de communication.

D’autre part, le bâtiment dans lequel ils sont logés serait comparable à n’importe quelle vieille maison abandonnée.

À l’entrée, un bicolore qui n’est pas loin de se décolorer se positionne à côté de fers rouillés, servant de clôture au commissariat. L’écriteau signalétique du commissariat, à peine visible, est dégradé, faute de retouche de peinture.

Le commissariat de Grand-Gosier, parent pauvre de la PNH
Crédit photo : Kenny Moïse

Pour communiquer avec l’extérieur via les signaux téléphoniques, les habitants de cette commune, les policiers y compris, sont souvent obligés à parcourir des distances plus ou moins longues.

Dans une période où l’insécurité gangrène la population haïtienne, il est plus qu’urgent pour la police de pouvoir y faire face. Nous avons besoin d’une police debout, pourtant le commissariat de Grand-Gosier est et demeure à genoux.

Une police qui protège et qui sert, pourtant elle n’est ni protégée, ni servie.

Source policière

error: Content is protected !!