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5 octobre 2022

Haïti: John Nobenson BALTHAZAR écrit une Lettre ouverte au premier ministre, Ariel HENRY !

Haïti: John Nobenson BALTHAZAR écrit une Lettre ouverte au premier ministre, Ariel HENRY !

Lettre ouverte au premier ministre haïtien, Ariel HENRY!

C’est en vertu des droits qui me sont reconnus et garantis par la constitution de mon pays, notamment celui de m’ adresser à ceux et celles qui ont pour mission de diriger ma patrie et en qualité de citoyen haïtien, contribuable du fond public dont est tributaire votre salaire, que je vous écris aujourd’hui.

La dignité que requiert votre rang et la bienséance qui est mienne m’obligent à vous saluer en votre qualité de premier ministre. Du coup, mon sens de la chose publique et mon idiosyncrasie citoyenne me commandent de vous dire ce qui va suivre :

Monsieur le 1er Ministre,

Comme beaucoup de personnes, j’écoute et visionne très attentivement vos faits et gestes à la primature haïtienne, comme tout autant de personnes, un ensemble de choses m’interpelle. Je pense être parfaitement légitime pour tenir les propos que j’ai, partant du constat que votre présence à la primature doit être celle de travailler en faveur de la population.

L’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Vous n’êtes pas non plus un électron libre, rétorqueriez-vous. Il me semble judicieux de vous rappeler que vous n’êtes pas tenus d’exécuter des ordres ou injonctions n’allant pas dans l’intérêt suprême de la masse.

Vous êtes censés représenter la nation, le peuple qui a accepté votre nomination. Mais la qualité de vous utiliser pour diriger le pays est d’une médiocrité sans borne, tout sauf constructive et, sans parler au nom du peuple, voici comment certains vous voient : une ombre dans un lieu sacré de la République.

Vous avez transformé ce lieu (R.O, Résidence Officielle) en une cour de récréation pour régler vos différends et vous enrichir, dans le mépris total d’un ensemble de choses importantes. Par-dessus tout, vous méprisez une chose bien plus importante : le Peuple. Croyez-vous être d’une quelconque utilité en faisant des choses qui ne veulent strictement rien dire ?

Monsieur le 1er Ministre,

Votre comportement est indigne, je tiens encore à vous rappeler que vous êtes observé, alors grandissez, vous avez un grand ennemi, le temps.

Sans pour autant aller jusqu’à demander votre démission comme certain le réclame, il faudra tout au moins respecter ceux qui vous ont fait confiance, le minimum est d’être présent. Personne ne vous a forcé à être là, soyez aussi prompt à faire le travail qui intéresse les citoyens autant que vous l’êtes quand il s’agit de réclamer des avantages personnels.

Si vous l’ignorez ou si la charge que le peuple vous a déléguée est trop lourde à porter, alors une seule chose vous reste à faire : démissionner. Et vous aurez rendu service au peuple Haïtien.

J’ai conscience, que cette lettre est un pavé dans la marre, que je n’aurais aucune réponse de vous, que vous devez probablement vous en moquer, mais j’ai espoir, au fond, qu’il vous rappellera un peu à la raison et que d’autres personnes auront la même initiative que moi.

En espérant que vous parveniez à enfin élever votre esprit afin de faire grandir le vrai débat, je vous prie, Monsieur le Premier Ministre, de croire en l’expression de mes sentiments patriotiques.

John Nobenson BALTHAZAR.
Citoyen Engagé.

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